Archives mensuelles : janvier 2017

Ecologie et biomimétisme

Le biomimétisme est une méthode, qui consiste à copier des formes ou des fonctions trouvées dans la nature, pour créer ou améliorer des outils techniques utilisés par les hommes. Par exemple, le domaine de l’aviation prend en référence la forme des oiseaux et leur façon de voler, pour concevoir les avions. La robotique s’appuie aussi beaucoup sur le biomimétisme, pour créer ses robots, dans un objectif de remplacement de nos travaux.

Il est vrai qu’en langue originale (le tchèque), le mot robot signifie esclave. En tout état de cause, le développement des robots devrait faire réduire les traces d’esclavage dans les rapports humains.

Le biomimétisme, au fond, fait que la nature nous protège. La nature est la source des progrès, la source des adaptations, la source des évolutions. Sans elle, pas de modèles, pas de sources, pas d’inspiration. Le biomimétisme est associé à la philosophie du naturalisme.

De ce point de vue, elle englobe normalement une autre science, l’écologie. Celle-ci, elle, a engendré un courant de pensée, l’écologisme, dont le thème est d’abord d’observer et de protéger la nature (contrairement au naturalisme, où la nature nous protège). Cette question est à priori datée de 50 ans en arrière environ, fondée par Arne Næss et elle impose une attitude différente, une méthode de réflexion différente. De fait, elle demande aux sociétés de développer leurs techniques de vie ou de survie, à condition de prendre garde aux écosystèmes en place.

Cependant, l’écologie des hommes n’est pas celle des autres terriens, tous les autres habitants de la planète. Chaque terrien son écologie, tout comme chaque société a la sienne.

En effet, à priori, chaque société développe sa propre organisation écologique, surtout sur le plan des réseaux. Les Romains (avec de nombreux aqueducs et les célèbres voies romaines), les Nazis (avec les autoroutes), les Etats-Unis (avec le Fordisme, donc les routes, puis l’urbanisme en zones*, et plus tard avec le Réseau Internet**), les pays européens du 19ème siècle (avec l’invention de syndicats pour la gestion de gestion des Digues et des canaux, puis puis pour la gestion des Eaux courantes et de récupération).

Lorsque l’écologisme met une pression sur la manière dont une société et ses individus conçoivent leurs avenirs, le naturalisme et le biomimétisme offrent une sorte de garantie, de sécurité, tant que les sources sont claires.

* L’urbanisme en zone de Le Corbusier a dans  ses racines une idée réalisée par Walt Disney: la ville comme terrain de fêtes d’attraction foraines: EPCOT/§16. Cette idée entre en contradiction au minimum et joue avec le rôle traditionnel d’attractivité des villes, entre autre par leur fonction originelle  de centres de fêtes religieuses et populaires.

** Le réseau internet des universités étasuniennes, dépasse en le prolongeant le réseau Arpanet de son armée, en lui attribuant un rôle de pacification, de facilitation des échanges, de connaissances réciproques développées et amplifiées. Les ordinateurs, se connectent, et contiennent une base de données de tous les signes universels (les caractères spéciaux des logiciels de traitement de texte).

La Marsographie

A un instant donné, peut-être, deux terriens auront conçu et engendré un petit être, naissant sur la planète Mars, une personne martienne. Celle-ci aura besoin de se construire sa propre… Marsographie.

Ce Martien, habitant une station autonome installée sur Mars, un genre de spaceship, fera bientôt son système de référence: enregistrement des distances, localisation des sites importants, repérage des étoiles, des satellites

Le boulot est d’ailleurs en train d’être fait en partie, Mars étant actuellement cartographié par des satellites et divers appareils de la NASA.

Le Spaceship s’agrandira peut-être, mais le petit Martien sortira-t-il en pleine nature martienne désertique, pour aller déclencher des phénomènes chimiques, afin de changer la Nature de la planète Mars, et de la rendre ainsi, peu à peu, vivable et exploitable pour l’homme ?

Cet homme ou cette femme, cette personne aura d’ailleurs peut-être bientôt des signes d’adaptation à sa nouvelle planète: le Martien ne ressemblera peut-être pas toujours  au Terrien. Peut-être deviendra-t-il même légèrement vert, comme semble le prévoir la sagesse populaire, ou alors cela arrivera-t-il simplement lors de sa première visite sur Terre … en voyant l’état dans lequel elle pourra se trouver…

Après la Marsographie (ou marséographie), viendra la Plutéographie, puis la -graphie d’autres planètes. Ces différents savoirs, attachant l’habitant à sa planète (ce sera la géographie, pour la Terre), seront à construire, et seront le moyen d’atteindre les différents buts afférents à la conquête de l’espace: gain de territoires, gain de matières premières, besoins de l’aventure, de la découverte, du développement des connaissances…

Les os et les rochers

A bien y regarder, le squelette d’un mammifère, ne se décompose jamais complètement. Certains squelettes sur cette planète, sont plus vieux que des roches volcaniques, anciennes de 2000 ans ou de 200 ans, ou que des terres d’argile.

Un mammifère laisse une trace indélébile sur la planète. Chaque individu a son squelette. Chaque individu a aussi une place dans les souvenirs de ses contemporains, ou encore mieux de ses descendants. Que ces souvenirs soient bon ou mauvais, conscients ou inconscients.

Si le squelette d’un homme ne se décompose pas en un millier d’années, quelle est la force réelle de cette espèce ? Quel est son futur ? Finalement, qui érode qui ?

L’espèce humaine est entrée dans son ère géologique (l’anthropocène), et selon les naturalistes et les climatologues, l’équilibre du milieu naturel dans son ensemble est en train d’évoluer profondément.

La part naturelle de ce changement d’équilibre est conséquente. Elle rappelle ce qui a toujours été un facteur important de la vie sur Terre: l’adaptation.

Il y a des genres qui n’ont pas pu s’adapter à des changements du milieu climatique, comme le genre des dinosaures. On retrouve toutefois aujourd’hui leurs squelettes, qui nous rappellent étrangement à leur bon souvenir.

Mais en fait, il semble que l’homme serait capable d’entrer en concurrence avec l’ensemble de son milieu d’origine, sa planète elle-même. Le lobby de la conquête de l’espace, de la mine, des autoroutes, n’hésite pas à prendre cette direction.

L’humain, le seul bipède actuellement sur Terre, semble être capable de changer volontairement le climat. Il serait capable de réduire le milieu, non pas de le dominer, mais de l’user, jusqu’à un niveau qui reste indéfini. Saura-t-il, dès aujourd’hui, s’adapter aux nouvelles conditions naturelles ?

Le virage semble être assez serré.