Sommes-nous la nature ?

Dans les temps, nous sommes très petits… Par rapport à l’histoire de la planète, dite sur une année, nous apparaissons à partir de la dernière minute. Notre science, elle, apparaît à la dernière seconde.

Notre maison, la maison des hommes,  l’écoumène, devient aussi plus étroite : il y a plus d’hommes. Cette maison existe d’ailleurs au milieu d’individus de toutes sortes, que ce soit du genre animal ou végétal, et qui souvent sont là depuis bien longtemps.

Ceux-là naissent : cela s’appelle la nature.

« Con-naitre », cela veut-il dire aussi un peu : naître « avec » ? Ce mot vient de ‘Cognos’, « parent, de la même espèce« . Que ce soit dans le temps, et dans l’espace, l’avenir ce sont les naissances. Les deux mots viennent de la même racine en latin.

Il parait que la nature serait actuellement en ménopause*… Après, il n’y aurait plus de naissances, il y aurait simplement la technique… grâce aux connaissances. Mais si la connaissance arrête la naissance, elle a perdu beaucoup de savoir…

Le savoir nous permet de connaître des individus. Cette connaissance permet de trouver, par exemple, les limites entre remèdes et poisons, que nous puisons  beaucoup dans le règne végétal. Elle permet aussi de trouver les matières premières qui servent à construire nos édifices de toutes sortes. 

Faut-il connaitre le savoir, ou connaitre la connaissance ?

La technique nous permet d’aménager la maison. Elle est souvent aussi très inspirée du genre animal et végétal, par le biais du biomimétisme. Mais comme on l’a dit, elle nous permet en même temps de nous dégager de la nature, donc des naissances d’autres individus du genre animal et végétal.

La connaissance peut servir à savoir les masses, les énergies, les équilibres, les temps. La bascule entre savoir et connaissance approche une limite, qui change la nature de la maison des hommes (écoumène).

La challenge est d’adapter la technique utilisée pour habiter l’écoumène, ainsi  que la dose, voire la nature des remèdes administrés au corps humain, et au corps des humains, à son nombre sur la planète, par une technique ne nous éloignant pas trop  de la nature : nous sommes la nature, mais nous ne sommes pas la technique.

Maintenir la biodiversité reste par exemple important, pour assurer la présence de nouveaux remèdes potentiels sur la planète. L’avenir, c’est bien de nouvelles naissances.

* Selon les mots d’une poëte québécoise, on dit cela à cause des changements de température d’une amplitude d’une vingtaine de degrés en un jour ou deux, que l’on observe régulièrement aujourd’hui.

Repères :

– Dictionnaire Ethymologique de la langue Française

– L’anthroposophie de Rudolf Steiner

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