Le Monde et la santé

La Terre contient beaucoup de substances qui nous concernent. L’agriculture biologique donne accès par exemple aujourd’hui à l’idée de soigner les terres, par l’utilisation de plantes et de techniques appropriées, cherchant à améliorer le sol dégradé par des années de culture intensive. Elle propose donc de soigner les individus, qu’ils soient humains, animaux ou végétaux, par une alimentation plus équilibrée, ce qui signifie, que tout est lié dans ce domaine.

Vocabulaire de géographie holistique et spatiotemporelle

Cette idée a pu être connue dans le passé, et  donner lieu à une sapience, organisée autour du courant philosophique naturaliste, qui par exemple joint la santé avec la qualité des milieux de vie (voir définition sur Wikipedia). Elle est de retour aujourd’hui, en rapprochant notre société des philosophies asiatiques (fengshui, reiki), et des techniques liées à celles-ci. Mais elle développe toujours ses racines naturalistes en Europe, par exemple par la géobiologie (pour les habitations), la permaculture (pour les potagers) ou la biodynamie (pour l’agriculture).

L’avantage de ces techniques et de ces méthodes, qu’elles soient asiatiques ou non, est aussi d’apporter aux sources de la culture et de l’agriculture, des aspects philosophiques et spirituels, qui permettent de donner une cohérence générale à la lecture du monde, à sa construction et à son équilibre, depuis sa santé individuelle jusqu’à sa propre durée, dans le temps, en passant par son interdépendance avec la totalité de son milieu de vie et donc avec d’autres individus. Cela aide à envisager tout ce qui nous relie à la terre et à la Terre.

Pour repérer ces liens, il est intéressant d’explorer la langue française, qui possède de nombreuses allégories contenant la végétation et la nature, et qui embrassent en même temps que la nature, des domaines comme la santé, l’organisation collective, l’agriculture, l’anatomie, la cuisine, la musique…  Il faut simplement exhumer certains mots ou les voir sous un angle légèrement différent. Le langage crée le monde, et le choix des mots est important. Dans notre langue, une capacité à lier toutes ces notions est existante, et cela permet de dépasser des écueils que cette langue pourrait avoir du mal à concevoir, alors que d’autres peuples les contournent peut-être plus facilement (Scandinavie, vocabulaire anglo-saxons, ou vocabulaire arabo-andalou, par exemple). En explorant ce vocabulaire, on peut détecter le lien, finement tissé, entre la culture, la médecine, l’anatomie humaine, l’imaginaire, les éléments naturels, qui délimite une habitation à plusieurs niveaux: individuelle (notre corps), collective (la maison, les villes), et cosmique (la nature, la planète, le ciel). L’imaginaire et la pensée, grâce à la propriété polysémique de certains mots de notre langue, sont donc associés à la nature, par exemple par des allégories utilisant la flore et le genre végétal.

Ce lien réside en fait dans un des principes des langues étrusques et latines: le principe ternaire. Ce principe permet d’attribuer à des mots, un rôle dans plusieurs champs de connaissances. On relie ces champs par l’intermédiaire d’allégorie ou d’analogies, et ainsi, par le langage, il est possible de relier la nature, les individus, et le collectif qu’ils fabriquent entre eux. Le vocabulaire venant de l’arabo-andalou, qui donne aujourd’hui des mots commençant par le suffixe (al-) ajoute un autre degré à ce contact entre la nature et les techniques que l’on utilise pour l’exploiter. Ces mots conçoivent des techniques et des états de fait,  qui apportent des outils pour une nature et une technique complètement immergées dans cette langue. Revisiter l’anglais, dont une famille de mots vient de l’ancien français, plutôt normand, est enfin à ce niveau très utile.

Dans l’ensemble, les traces de ce vocabulaire sont surtout datées du début de la renaissance (Diderot est très utilisateur de ces mots), mais un certain nombre de formules sont encore très souvent utilisée, parfois sans en comprendre le sens d’origine.De plus, ces termes sont encore utilisés aujourd’hui, par exemple dans le domaine de l’informatique.

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert montre un exemple parfait de ce rapprochement entre le monde concret et le monde des connaissances. Dans le prospectus de l’Encyclopédie, qui présente une synthèse du projet, une description utilisant clairement l’allégorie de la nature, permet d’exposer ce que sera cette encyclopédie, et ce qui seront les connaissances y étant développées. Le monde des connaissances étant fort vaste, l’allégorie de la mappemonde est de plus utilisée pour définir l’Encyclopédie en entier.

Cette utilisation existe encore aujourd’hui dans le monde de l’informatique, avec par exemple le terme « arborescence », qui sert à décrire comment les fichiers sont disposés sur le disque dur des ordinateurs. Pour en finir avec l’Encyclopédie et le monde contemporain, Diderot et d’Alembert sont dans ce contexte précis, les inventeurs de ce qui est aujourd’hui devenu le concept de liens hypertextes, et des mots-clés. Dans les articles, de nombreuses notes permettent de mettre les mots en références réciproques, entre eux (cf par exemple le mot « jade« )

En tout cas ce vocabulaire est « holistique » (car il englobe champs d’activité, ce qui permet à un mot la capacité de lier plusieurs champs de pensée, en réalisant une liaison avec le concret), et « spatiotemporel« , car l’espace et le temps y sont vécus ensemble, sans dichotomie.

Ces traces de liens par le langage affleurent encore par exemple dans le développement du tourisme doux, qui permet d’entretenir sa santé de manière autonome et active, et permet en même temps le développement de terroirs, par exemple en développant la vente de produits locaux. Cela affleure aussi dans les contes, qui nous dessinent des liens insoupçonnés entre nous et le milieu naturel.

Temps – Ambiance – Connaissances – Imaginaire

Ambiance: l’ambiance se rapproche de l’atmosphère. Ces deux mots ont un sens très proche,  et ils sont valables pour donner une idée de ce qui se passe entre un groupe de personnes, mais aussi plus largement entre groupe d’individus au sens large (arbres, rochers, écoulement d’eau). En langue espagnole, le mot ‘ambiantal‘ est utilisé pour nommer ce que nous appelons ‘environnement’. Avec la nuance qui fait que l’on parle d’une ‘scène’, plutôt que d’un écosystème, tout en restant dans du vocabulaire scientifique.

Arbre: un arbre est un végétal, de différentes espèces. Dans la langue française, c’est aussi une allégorie qui sert à la fois pour les personnes (arbres généalogiques), et pour les connaissances (au Moyen-âge, un livre était construit comme un arbre, les chapitres étant des branches). L’arbre nous apporte de la nourriture par la culture des arbres fruitiers, et en France, c’est aussi un matériau de chauffage. Dans d’autres cultures (Scandinavie, Usa, Canada), c’est un matériau de construction.

Association: Une personne peut construire son territoire en s’associant à un lieu. Il y a ici une notion de choix, qui est motivé par le goût, la commodité. L’association permet une construction sereine et positive de son milieu de vie. Cette association est en particulier celle de son « monde » avec celle de son territoire.

Atlas: un atlas réuni des cartes. C’est aussi le nom d’un géant qui porte le globe entier sur son dos. Enfin, c’est le nom de la première vertèbre en partant du haut, car elle soutient le crâne (donc le monde)…

Atmosphère: Atmosphère est aussi un mot utilisé pour parler de quelque chose que l’on ressent lors de la réunion de plusieurs personnes. C’est aussi la partie de l’air autour de la Terre, qui va jusque 120 km d’altitude environ, et qui fait que la vie existe sur Terre.

Bise: Le vent peut faire une bise. Il peut aussi être mordant. Il peut parfois cingler. Dans notre langue, le vent est un être, comme le soleil.

Branche: chacun a une branche de connaissances favorite: mathématiques, littérature, langues étrangères. Les connaissances étaient structurées au Moyen-age sur l’allégorie des arbres. La branche est encore bien entendu ce qui dépasse d’un tronc d’arbre sur pied.

Brise: s’il est juste un peu plus dur que la bise, le vent devient une brise. Il peut devenir un peu dangereux, et pourquoi pas, casser quelques branches…

Carrière: lieu d’exploitation de roches. L’exploitation d’une carrière conduit à la construction de maisons, donc de villages, donc de villes. Une carrière est aussi une manière d’exploiter sa situation, dans le but de construire le monde. On fait normalement carrière, dans sa matière favorite.

Champs:  C’est une petite partie de terrain. C’est également une partie de ses connaissances: champs de connaissances, champs de culture, champs sémantique. Ce terme est un des principaux termes liant les connaissances à la nature, dans notre langue.

Charpentière: une branche peut-être charpentière. Dans le cas d’un arbre adulte, elle pourra poursuivre ce rôle dans la charpente d’une maison.

Chef: le chef est le sommet d’un arbre, ou d’une maison. C’est une ancienne façon de désigner la tête d’une personne. Par extension, c’est aussi la personne qui se trouve en haut de la hiérarchie d’une groupe donné. Le Chef-Lieu est le village ou la ville où se trouvent en général regroupées les organes administratif d’une communauté. De ce terme, vient sans doute le mot frontière, qui désigne les limites séparant un chef-lieu d’un autre chef-lieu.

Climat: Le climat, ce sont les météos différentes sur notre planète. C’est aussi l’ancien mot pour les latitudes. Peut être synonyme d’atmosphère pour qualifier la qualité d’une ambiance entre des personnes, dans une situation donnée. En médecine, on parle de climatologie, par exemple dans la médecine de cures.

Climatologie: la climatologie est la science qui étudie les climats. C’est aussi une méthode médicale, où le corps est vu comme un monde en soi.

Communauté: plusieurs mondes donnent une communauté. Une communauté partage un milieu de vie, et s’inscrit dans un terrain, qui devient un terroir. Elle peut se caractériser sur le terrain par la construction d’un hameau. Une communauté plus large peut donner un village. Une ville abrite plusieurs communautés, en général.

Constitution: La constitution d’une personne est composée de son gabarit, de la solidité de sa santé. La constitution d’une cité est un document écrit, qui déterminera comment seront administrés les membres des différents corps de cette cité.

Cours: une rivière suit son cours, et un élève suit le cours de son professeur. Il est dit que l’on apprend en étudiant la nature, c’est peut-être pour cette raison que les connaissances suivent des cours.

Culture: la culture est connue dans l’apprentissage (avoir une culture personnelle), et aussi dans l’exploitation (cultiver un champ). Le point commun est l’organisation de connaissances, ou d’éléments matériels donnés.

Cycle: Le cycle des saisons, à priori calqué sur le soleil et la lune, rythme l’année, et joue sur le climat. De nombreux cycles permettent de faire évoluer la Nature, et les lire permet une bonne appréciation du temps, mais aussi de l’espace.

Domaine: C’est une portion de terrain que l’on a acquise, organisée et cultivée. C’est un périmètre de connaissances favorites. Le terme fonctionne de la même manière dans les deux sens.

Echelle: les cartographes ont eu besoin de construire des tours de visée avec des échelles, pour repérer de haut les points de repères sur le terrain. On dit pourtant d’une carte vue de très haut, qu’elle est à petite échelle (peut-être à cause de sa largeur ?). En tout cas, c’est une drôle de chose de se dire qu’une carte dessine la Terre vue d’en haut…

Etape: un trajet se fait dans le temps et dans l’espace, par étapes. L’étape est le pendant temporel, du mot « relais » dans la géographie de la spatiotemporalité.

Ether: l’Ether est une divinité grecque primordiale, qui a des liens avec divers éléments. Dans le domaine de l’alchimie, l’ether contient les quatre éléments : l’eau, la terre, l’air,le feu. C’est aussi un composé organique qui relie le carbone et l’oxygène, qui est utilisé sous forme liquide, et parfois n’est pas très bon pour la santé (selon les doses utilisées).

Exploiter: un domaine agricole, exploite, et pour cela organise, le milieu naturel. Une bonne organisation, qui respecte les conditions locales, perpétue le système dans son ensemble. Exploiter en structurant et en organisant est donc très bénéfique. Une bonne exploitation signifie une bonne culture, alors qu’une mauvaise exploitation est synonyme de dégradation: une mauvaise organisation va avoir pour effet de dégrader le milieu.

Par extension, le terme de culture est donc un résultat d’une exploration, visant à l’organisation : cultiver la terre, cultiver des connaissances, signifie explorer organiser un terrain (cf la signification de terrain dans la partie santé). Le temps passant et modifiant les conditions, ces explorations sont nécessairement régulières.

Faire une fleur: la patience est une fleur, et on peut dans certains cas, en offrir une. Cela signifie laisser un peu de temps, permettre de recommencer,…

Fenêtre:  Dans le bâtiment, une fenêtre ouvre sur l’extérieur, et laisse entrer la lumière. Dans les temps, une fenêtre peut se libérer: elle rassemble les conditions idéales pour agir, par exemple pour partir se promener.

Feuilles: les pages des livres sont des feuilles, et sont faites à partir de bois. Les arbres ont aussi des feuilles, et ils servent à faire du papier et des livres…

Fleuve: un fleuve est un cours d’eau qui se jette dans une mer. Cela peut être aussi dit d’un discours de grande taille, d’une pensée.

Frontière: chaque monde a ses limites, qui sont parfois matérialisées sur le terrain. Le front est la limite du crâne, qui est lui-même supporté par atlas, la première vertèbre de la colonne vertébrale. Altas soutient ainsi le monde de chaque personne, et la limite de ce monde est le front. Une frontière est relative, elle est souvent remise en question, à géographie variable. Des frontières collectives, celles de nations, peuvent concerner un grand nombre de personnes en même temps (des deux cotés de la frontière). Le milieu naturel porte beaucoup de frontières, par exemple les cours d’eau et les reliefs. La distance est elle aussi porteuse de frontières.

Foyer: un foyer est un réceptacle pour un feu. C’est aussi une unité statistique. C’est également une allégorie pour parler d’une maison.

Gabarit: modèle permettant de reproduire une mesure. Terme utilisé dans le bâtiment, dans le domaine de l’alimentation, mais aussi en médecine : permet d’évaluer les proportions d’une personne.

Germer: comme une plante, une idée peut germer. Comme pour les plantes, les idées en germe peuvent être phagocytées par d’autres.

Géobiologie: comparable au Feng shui chinois, c’est une science qui étudie les habitations, et qui est héritée de la culture païenne en Europe. Intermédiaire entre la géographie, la biologie, la géologie, et la médecine. Le principe de la géobiologie est surtout de garder un bon équilibre. Elle s’appuie fondamentalement sur la connaissance des mouvements telluriques pour interpréter des sensations que nous vivons, ainsi que les autres terriens.

Grâce: grâce est un prénom. C’est aussi un instant de plénitude, que l’on atteint lorsque l’on réalise quelque chose que l’on apprécie (état de grâce). Cela peut être une fleur que l’on fait, à quelqu’un qui a été condamné. Et pour finir, c’est quelque chose d’esthétique, qui peut apporter des instants de plénitude.

Index: l’index est le doigt qui suit les ligne d’un livre. C’est aussi le synonyme de la table des matière. Ainsi, une personne fait corps avec la connaissance lorsqu’elle étudie un livre.

Individu: en écologie, toute plante ou animal étudié de façon isolée, est un individu. Pour les hommes, ce mot est valable. Un individu peut aussi être un lac, une rivière, une montagne. Chaque individu est particulier, unique. Mais dans la réalité, un individu fait partie d’un organisme. Il existe des échanges, bénéfiques ou néfastes, entre individus de cet organisme. Cet ensemble de mouvements et d’échanges a des répercussions sur chaque territoire, et le territoire d’un individu donné peut prendre le pas ou même annihiler l’existence de territoires d’autres individus (exemple: le loup qui annihile le territoire du berger).

Interdépendance: tous les individus d’un terrain donné sont interdépendants. Chaque individu possède un territoire, mais il existe des communs, comme le sol. Celui-ci, même pour l’humain, défini la qualité organique de sa future alimentation. Certains genre d’individus peuvent être des prédateurs vis à vis d’autres, mais leur durée tient à la durée d’existence de leurs proies.

Jardin: chacun cultive son jardin. C’est un pré carré de petites choses que l’on aime connaitre et entretenir. On peut aussi cultiver un jardin pour de vrai, et les deux choses entrent dans le domaine de la sapience (une sagesse éclairée).

Latitude: zones découpées sur le plan horizontal de la planète. L’ancien mot pour latitude est « climat ». Ce mot a aussi la signification de « liberté ».

Lit: Les idées ont un lit, et c’est même péjoratif. Les rivières et les fleuves ont aussi des lits, mineurs et majeurs.

Livre: la livre fut un poids, et une monnaie (toujours en cours en Grande-Bretagne). Le livre est un objet contenant ce que certains appellent de la « nourriture pour l’esprit ». Il contient des lignes et des phrases qui exposent une situation, ou racontent une histoire.

Maison: ce mot est utilisé dans plusieurs domaines: en urbanisme/artisanat, dans le commerce, où c’est un terme familier pour désigner une société ou une entreprise, et en astrologie, où c’est une composition d’étoiles donnant accès aux signes du zodiac. C’est donc un mot qui fonctionne à plusieurs échelles.

Massif: un meuble massif est fait avec des pièces entièrement tirées d’un arbre. Un massif de montagne, comme un massif forestier, peut inspirer une oeuvre massive : peinture, livres, chants, légendes…  On peut aussi y deviner des personnages massifs, les Géants.

Matière: une matière est un substance organique. Elle est légèrement transformée par la force des éléments, par exemple le feu ou l’eau. Dans notre langue, c’est aussi une technique particulière, que l’on étudie : les maths, la grammaire. La connaissance est donc lue comme le résultat de réflexions construites (axiomes mathématiques, règles de grammaire).

Mer: une mer est une immense étendue d’eau à l’intérieur d’un continent. C’est aussi une immense étendue de perplexité.

Migration: une migration vise à modifier son territoire. Pour une personne, cela est probablement activé par sa culture, par le contenu et l’organisation de ses connaissances. La qualité de la source est à ce stade un élément prépondérant, permettant de se projeter en imagination vers un autre territoire personnel.

Milieu naturel: le milieu naturel est la zone rassemblant l’ensemble des conditions, géologiques, atmosphériques, écologiques, dans lesquelles habite l’homme.
Notre civilisation tente au maximum de se libérer de ce milieu, mais tsunamis et autres tremblements de terre, nous rappellent régulièrement sa présence.
Le milieu a aussi un connotation terrienne, puisque la sécurité n’est pas entièrement garantie. Le milieu naturel est ouvert aux intempéries, aux évènements géologiques, à la cohabitation avec la faune (dans les régions de montagne, le loup).

Monde: le monde englobe le terme de territoire, avec en plus des notions de sentiments, de parentèle, de voisinage, de saisons, de temporalité. Un monde est construit par les connaissances que l’on possède.  Une culture personnelle donnée va se projeter dans le monde réel, et se matérialiser par un territoire correspondant. Celles-ci deviendront un territoire dans le monde réel. Pour cette raison, la culture que l’on a, a des répercussions sur le territoire dans lequel on vit.

Le monde est un terme qui est aussi utilisé dans un sens général, pour englober une communauté. Cela peut donc désigner un domaine professionnel par exemple, qui construit un collectif (le monde de la santé, le monde de l’agriculture)… Il existe donc un nombre important des mondes différents, même sur notre planète.

Par ailleurs, le monde a aussi une profondeur historique qui contribue à rassurer, ou qui peut posséder des couches de traumatismes: les guerres laissent des traces dans l’éducation et sont transmises dans les mémoires. Le territoire, de son coté, a un coté écologique, qui nous rattache au mammifère que nous sommes.

Enfin, le Monde est un continuum géographique, une sorte d’enveloppe des connaissances parlant de la planète (Terre).

Par conséquent, ce terme fonctionne sur un principe de zones ou de sphères, qui s’agrandissent, et qui appartiennent à une personne. La sphère intime, la sphère familiale, la sphère professionnelle, la sphère de la nature. Pour finir, le monde se dit psyché en grec ancien.

Nature: on dit d’une personne qu’elle a une nature. Cette nature la relie à son monde. Elle est la partie organique d’elle même. Toutes les natures sont différentes, elles sont liées par exemple aux gabarits. La Nature est enfin ce qui nous englobe, ce au milieu de quoi nous sommes.

Noyau: Les fruits ne sont pas les seuls à avoir des noyaux. Les pièces de bois des menuisiers en ont un aussi. Les batiments en bois ont un noyau, et même les groupes de personnes ou d’animaux, ont un noyau. En italien, on utilise même le mot « noyau » à la place de notre mot « zone »: nucleo industriale pour zone industrielle. Il y a la même idée de regroupement, avec en plus une nette notion d’attraction, et un aspect organique apporté par la similitude avec les fruits ou les groupes de personnes.

Océan: un océan est une étendue d’eau entre deux continents. Cela peut aussi être une immense connaissance, ou une immense perplexité (voir Mer).

Patience: fleur qui a pour synonyme une qualité. Cette fleur est proche de l’oseille.

Pays: du latin Pagus. Le pagus était une organisation très précise, qui représentait une très grande surface. D’origine païenne et gallo-romaine, la structure du pagus avait la taille d’un bassin versant, ou d’une vallée. Dans le langage familier, un paysan est nommé un ‘pagus’.

Paysage: le paysage est construit par la culture. Il y a le paysage réel, qui est le résultat d’une culture par le paysan. Il y a aussi le paysage de connaissances, qui est le résultat de notre propre culture. Le second défini probablement le premier.

Paysan: personne cultivant la terre. Le paysan est lui-même une personne cultivée et très à l’écoute des évolutions de l’état du terrain qu’il exploite. Optionnellement il organise un collectif de personnes travaillant avec lui, un cheptel d’animaux domestiques,…

Pensée: une pensée est ce qui précède une action, ou une réflexion. Elle est aussi une plante, une fleur, qui est capable de s’adapter à des configurations relativement variées.

Peuplement: En anglais : settlement. C’est une zone habitée, qui a évolué dans le temps, parfois depuis 6 ou 7000 ans. Le lieu d’origine peut se déplacer d’une dizaine ou d’une centaine de mètres, mais le nom est souvent identique. Un peuplement plonge ses racines dans la préhistoire, et aujourd’hui continue à évoluer. Il s’agit de villes ou de hameaux ayant perduré dans le temps. Le peuplement a notamment une capacité à gérer les réseaux, en proposant une cohésion avec les lieux de vie. Ces lieux de vie sont en principe alimentés de manière cohérente en ressources nécessaires, par exemple l’eau, la nourriture… Ceci est le sens premier du mot ‘écologie’. Un peuplement est aussi une plantation d’arbres, qui longtemps ont été comparés aux hommes.

Permaculture: c’est une technique très récente d’agriculture, élaborée en Australie. Elle compose entre les espèces pour permettre à celles-ci de s’auto-réguler, sans employer de substances additives. Le sol est ainsi amélioré au fil des ans, et pour ainsi dire soigné lorsqu’il ne donnait plus un bon rendement. Le rendement est important, et la taille des exploitations permet d’appliquer cette technique y compris dans les villes.

Plage: les terres se terminent par des plages. Les mers commencent par des plages. Et inversement. Le temps, lui s’organise aussi en plages.

Point de vue: c’est une belle vue, et c’est aussi une opinion. Chaque personne a un point de vue différent, et se construit un monde différent.

Porte: une porte est l’entrée d’une maison. C’est aussi l’entrée d’une ville, et l’entrée dans un édifice géologique: gorges, bassin versant.

Prairie: la prairie est d’une part un mot issu de l’écologie, qui résume un écosystème arrosée par l’eau de pluie et à priori sans réseau hydrologique important, basé sur une végétation herbacée, avec insectes, rongeurs, petite faune, et flore adaptée. C’est aussi un mot des nations d’Amérique du Nord, désignant leur espace de vie. On voit là une relation entre l’écologie et la géographie : l’habitant d’Amérique de Nord vit sur un territoire, qui est en même temps un écosystème en tant que tel. On peut donc en déduire qu’il fait partie de cet écosystème, ou encore que cet écosystème est son milieu de vie.

Puiser: un nouveau terme faisant le lien allégorique entre connaissances personnelles et monde naturel : on peut puiser dans ses connaissances, comme à la source d’une rivière. Cela demande cependant un effort. Certains préfèrent l’effort cérébral, d’autres l’effort physique, par facilité, par commodité, par capacités physiques…

Racines: les mots ont des racines. En effet, les mots ont parfois des origines géographiques éloignées, mais une utilité spécifique leur a donné la possibilité de se répandre spatialement. Chaque individu (arbre, mammifère) a aussi des racines. Dans le cas d’un mammifère, ce terme de racine est une image, qui correspond au terme de « l’arbre généalogique », construit pour dessiner la paternité et la maternité d’un individu.

Relais: c’est l’élément nécessaire à la transmission de connaissances. C’est aussi et surtout un lieu, qui fait partie du cycle « réseau-territoire-connaissances ». Il permet de diviser les distances nécessaires à transmettre des biens. Le relais assemble les notions d’énergie, de temps, et propose aussi la limite diurne/nocturne.

Rivière: une rivière a des bras, des coudes, une embouchure, elle traverse des gorges. Elle a même un lit, et elle peut en sortir, quelque fois. C’est cette qualité d’être, qui peut lui donner des droits, comme en Nouvelle-Zélande.

Saison: une saison marque un cycle temporel : les cultures reviennent par cycle, et suivent les saisons.

Spatiotemporalité: c’est l’espace et le temps. L’espace se construit à partir d’un monde, selon l’adage « le langage crée le monde », lequel s’est conçu à travers une culture, une langue, des adaptations aux évènements, des décisions. L’espace a une évolution très lente, dans le temps, et la spatiotemporalité est cette évolution. Elle est supérieure à la somme de l’histoire et de la géographie. Une ville se régénère sur elle-même en permanence, depuis parfois des millénaires. Les causes de ces réorganisations sont spatiotemporelles : des ressources peuvent y être utilisées, sur des longues périodes, et de nouvelles techniques venant d’autres villes ou d’autres régions, demandent de réorganiser régulièrement l’espace et de réadapter les méthodes. Cette instabilité apparente a en fait une régularité dans la spatiotemporalité.

Sphère: une sphère est une forme géométrique. C’est aussi un terme qui désigne aussi une zone de connaissances, que ce soit amicale, personnelle…

Semaine: groupe de 7 jours, calé sur la lune et les planètes. Un jour en latin se prononce diem, ce qui se retrouve dans la fin des mots: lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. L’autre partie du mot correspond à un astre ou une planète: la Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne, C’est donc à la fois temporel, et spatial, même si les repères sont très lointains. Ces repères sont tout à fait visuels, car on peut observer les planètes depuis la Terre depuis chez soi… (Voir wikipedia).

Temps: trois domaines sont reliés à ce mot: un lié au climat, un à l’écoulement des évènements, un à la musique. Météo, durée d’une période, rythme.  Typiquement, le temps qu’il fait influence la nature de nos actions. Un système naturel important est logé dans ce simple mot.

Terre: c’est notre sol, car nous « cultivons » la terre (bien que parfois c’est de la roche). C’est aussi un signe de propriété et parfois la projection d’une personne : un paysan cultive « sa terre ». Parfois il en hérite.

On entend aussi l’expression, « notre Terre, Mère nourricière ».

Mais c’est aussi le petit nom de notre planète. D’autres langues appellent par exemple cette planète « Earth ». Etant dans notre langue à la fois notre sol (qui nourrit), et notre planète, ce mot est une nuance de notre langage. On parle aussi de la « Mère nature », terme probablement équivalent à « PanchaMama ».

Terreau: c’est un ensemble de matières végétales, qui permettent de cultiver des plantes. Un terreau végétal est composé de matières variables, et il faut donc de bonnes connaissances pour choisir le bon terreau… Ce terme est d’ailleurs utilisé dans le domaine des connaissances : le terreau est un ensemble de petites connaissances qui permettent de cultiver un idée.

Territoire: chaque terrien a un territoire. Le terme de territoire est issu de l’écologie. Dans cette discipline, il défini la portion de l’espace dans laquelle un individu, n’importe quel animal ou végétal, peut vivre. Ceci peut être pris comme le signe de notre véritable nature, celle de mammifère, et comme le signe de notre relation avec le milieu terrestre. Le territoire est seulement une partie de notre monde personnel, lequel possède aussi un imaginaire, des sentiments, des souvenirs.

Terrien: le terrien est l’habitant de la terre. Il n’est pas seulement une personne (humaine), mais aussi toute espèce végétale ou animale.

Terroir: le terroir est un ensemble cohérent venant du milieu naturel (reliefs, végétations, hydrographie, latitude, longitude), sur lequel un peuplement a été développé. De ces données de base, la production de biens est développée (alimentation, bâtiments, vêtements,…). L’adaptation à l’influence d’autres inventions est un facteur de stabilité et de continuité temporelle de l’équilibre du terroir. Sur un même terrain, il peut y avoir plusieurs terroirs: agricole, énergétique, de communications.

Tronc: tous les étudiants ont étudié un tronc commun. Il s’agit de matières communes à tous les diplômes. Le tronc est donc encore une fois issu de l’allégorie de l’arbre pour définir des connaissances. Les connaissances sont ainsi liées au règne végétal, et ont de ce fait une forme de biomimétisme. Elles sont ainsi en regard avec la nature.

Santé – Anatomie – Géomorphologie

Administrer: en médecine, on administre un médicament ou un soin. On peut aussi administrer une zone géographique, par exemple un pays.

Alchimie: c’est un mot qui désigne la recherche de nouvelles propriétés dans les substances de base : eau – terre – air – feu, par transformation (par exemple via les alambics). Cette recherche a conduit à des connaissances en herboristerie, ainsi qu’en chimie. Le mot alchimie, en Moyen Egyptien, fait référence à la terre noire, alluviale, de l’Egypte. Par extension, ce mot désigne l’Egypte, par association des personnes avec une terre. D’autres mots viennent de la langue arabe, et sont liés à une médecine douce liée au sol : alambic, aliments…

Aliénation: il est possible d’être aliéné à un lieu. Pour causes professionnelles, pour causes relationnelles, le fait de vivre dans un endroit qui n’est pas conforme à ce que l’on veut, est un phénomène d’aliénation.

Ame: on dit qu’une maison a une âme. Le domicile est un lieu auquel on s’associe (voir la définition de « domestiquer »). Ce type de vocable appartient au champs sémantique lié au monde. C’est ce type de terme, qui fait un monde, par rapport au terroir, ou au territoire, par exemple. Ce mot vient du latin « anima« , qui a aussi donné « animal« .

Arête: l’arête du nez suit le fil du sommet du nez à sa pointe. L’arête d’une montagne suit également le fil du sommet jusqu’à une épale.

Artère: c’est au départ une partie de notre système sanguin. Ce sont les plus gros ‘conduits’. C’est aussi en urbanisme une voie de circulation. Cela permet d’amener l’idée de la vitalisation. Une artère bien irriguée, vitalise un organisme. Si elle est mal irriguée, ou encombrée, l’organisme est dévitalisé.

Articulation: le corps a des articulations (épaules, hanches, coudes). Un discours est plus audible, s’il est bien articulé. Sa rédaction demandera aussi d’organiser des phrases articulées entre elles.

Appropriation: d’aucuns s’approprient l’espace qui correspond à leur territoire. Or, cet espace reste commun, ne serait-ce que pour la faune ou la flore y existant.

Bassin: un bassin est délimité par des crêtes. C’est aussi le centre d’un corps. C’est un terme qui défini aussi une zone, sans les connotations agricoles d’un terroir. Cela concernerait plutôt de l’économie secondaire (bassin industriel, bassin touristique, bassin de vie). C’est aussi un terme apportant identité, en même temps que la localisation géographique : (Bassin Parisien).

Bouche: le cratère d’un volcan est une bouche, d’où la roche en fusion sort pour renouveler le manteau terrestre.

Cachets: en médecine, les « cachets » sont faits avec pour base de la matière calcaire, ou de la poudre de certains coquillages. Dans le monde du spectacle, les artistes touchent des cachets. Leurs spectacles sont un peu là pour soigner les gens, à titres divers: divertissements, rire, passage dans l’imaginaire,…

Circulation: le sang circule dans les ramifications du système sanguin. Les automobiles circulent dans les artères du réseau de circulation.

Crête: se dit d’une ligne de roches surplombant une, voire deux falaises.

Coeur: le coeur est un relais dans le cycle de circulation du sang des mammifères. On parle aussi du coeur d’une ville.

Corps: le corps d’un bâtiment est fait avec des éléments venant d’une carrière. Le corps humain est fait avec un tronc, avec une tête, des bras, des pieds, des jambes, choses que l’on retrouve soit dans la végétation, soit dans les travaux publics (pour les ponts), soit dans la géomorphologie ou l’hydrogéologie. Une maison peut faire corps avec un arbre. Le corps et la corporation, ont dans le monde professionnel un versant idéologique. Aux Etats-Unis, une corporation peut atteindre une taille, si elle a de nombreux membres, qui la rend aveugle aux intérêts généraux. Les corps professionnels ont parfois une tendance à avoir une influence néfaste ou à ignorer ce qui les entoure.

Coude: un bras a un coude, mais une rivière et une route aussi.

Dent: se dit d’un sommet acéré et isolé. Se dit aussi de nos incisives et de nos molaires.

Domestiquer: vient du latin « domos », la maison. Les animaux domestiques font partie de la maison, et ce sont parfois des animaux de compagnie, des animaux de bât, des animaux de trait...

Embouchure: les rivières et les fleuves se jettent dans la mer au niveau de leur embouchure.

Epaule: se dit d’une colline appuyée sur un sommet. Se dit aussi de l’articulation en haut du bras de chaque personne.

Essence: fait partie des thèmes liés aux soins alchimiques. Substance à la limite du liquide et du gazeux, contribue à soigner, à redonner la santé. Mais peut polluer l’air ambiant, si la dose est dépassée : le gaz s’évaporant peut intoxiquer.

Etat: un état de santé correspond à la qualité du terrain de son organisme. Un Etat est pour sa part une organisation administrative, qui administre un pays.

Face: une personne a bien sûr une face, son visge. Une montagne a plusieurs faces: Nord, Sud, Est, Ouest.

Famille: en biologie, la famille est le cinquième niveau de la classification classique des espèces vivantes. C’est un groupe de genres qui présentent des similitudes entre eux. Le mot famille a aussi un sens lié au foyer, qui abrite des personnes venant des mêmes géniteurs. Sur le plan de l’etymologie, le mot famille vient de « famulus« , qui veut dire « esclave domestique« .

Feu: on connait l’expression « couper le feu ». Cela correspond à une technique de magnétiseur, qui est pratiquée en parallèle des techniques de soin officielles, par exemple en accompagnement du traitement des cancers. Le feu est un des principes de l’ether, il est équivalent à des sensations de chaleur, des sensations de brûlure.

Le feu est aussi ce qui se place au centre du foyer, où est brulé du bois.

Figure: la figure de la Terre est sa forme géométrique, dont le calcul est une tâche classique en géodésie.

Flore: la flore est variable selon les régions. C’est un aspect important d’un milieu de vie, car il caractérise un ensemble de paramètres, notamment l’altitude, la longitude et la latitude. La flore intestinale est un aspect important du terrain d’un individu. Un bon équilibre de santé passe par une bonne flore. Celle-ci est soignée efficacement par les plantes.

Gorge: la gorge géologique est une analogie à la gorge anatomique. Elle fait surtout référence aux flux qui y passent.

Harmonie: une communauté vivant en harmonie régule les rapports entre les habitants, sinon entre les musiciens. Un village ou une ville qui se respecte possède une Harmonie. Cette harmonie sert à jouer des morceaux les jours de fêtes ou de célébration.

Hippocampe: c’est une partie du cerveau dans laquelle sont organisées les capacités de repérage, et de mémorisation spatiale. Cette partie est beaucoup plus développées chez les personnes utilisant peu les GPS. C’est aussi un animal marin mythologique, mi-cheval, mi-poisson. C’est enfin le nom d’une galaxie.

Horizon: l’horizon est la zone la plus lointaine ou porte le regard de chaque personne. Cet horizon est différent selon le gabarit de cette personne. L’horizon est aussi un terme qui défini un fine couche de matière construisant un sol, constituée dans un période donnée. Par là, l’horizon est utilisé dans l’espace (vue), et dans le temps (couche de matière).

Hygiène: un des grands progrès de la médecine a été l’amélioration de l’hygiène. Cela a eu de grosses répercussions au niveau de l’organisation des villes. L’organisation haussmanienne des villes a pour origine la nécessité de rendre les habitations et les rues à la « salubrité ».

Iris: l’iris est une plante à bulbe.  C’est aussi une zone du globe occulaire, qui contient la pupille.

Langage: le langage est ce qui construit le monde. On sait aussi que le langage est parfois un jargon, qui correspond à la vie d’un monde donné (le monde de la médecine a son propre jargon. Il a des mots communs avec le jargon de la géographie. On peut donc concevoir que la bonne santé est la condition d’un milieu de vie correct, et réciproquement).

Langue: un estuaire déploie des langues de sable dans les eaux maritimes. La langue permet de prononcer des mots, mais les mots sont différents selon les langues.

Lèvres: les bords du cratère d’un volcan sont des lèvres.

Liberté: selon l’adage, ma liberté se termine où commence la vôtre. Autant mentalement que physiquement, le monde que l’on conçoit s’arrête au niveau de la limite d’autres mondes, ceux des voisins.
La liberté se réajuste en permanence, avec les évolutions de son propre monde, et celles des mondes voisins. Ceci est vrai au niveau personnel, ou au niveau d’un collectif. Elle joue un grand rôle sur la santé.
La paix découle certainement de la liberté, comme définie ci-dessus. La paix universelle pourrait s’obtenir si toutes les inter-relations étaient régulées, apaisées, entre les mondes (mondes personnels, mondes collectifs, grands mondes) Cet état serait à tenir en équilibre dans la profondeur du temps.

Méridiens: terme utilisé en géographie, pour la terre, et aussi dans la médecine chinoise, pour le corps humain. La géographie a utilisé les mathématiques pour installer ses méridiens, la médecine a utilisé l’observation.

Meuble: un terrain est meuble, à savoir qu’il est souple et ‘mobile’ (au contraire de la roche, qui est plus dure à bouger ou à creuser). Un meuble garnit un appartement ou une maison, et il est aussi facile à déplacer (il fait partie du « mobilier« ).

Nom: un lieu, une personne, un massif, une rivière, portent un nom. On a besoin de nommer, pour localiser, y compris les personnes. De nombreux noms de famille sont issus d’un lieu, dont ces familles ont pu être propriétaire. Inversement, on peut attribuer à des massifs, des rivières, des plages, les qualités d’une personne, que l’on peut aimer ou ne pas aimer. Cela évoque des relations émotionnelles avec son milieu de vie. Celui-ci construit les individus.

Organisme: terme utilisé en médecine pour décrire l’ensemble du corps, avec toutes ses fonctions. Utilisé aussi en agriculture biodynamique, pour définir un terroir, dans son aspect organisationnel.

Pas: un pas se fait en mettant une pied devant l’autre, et peu d’animaux le font aussi bien que les personnes, qui utilisent leurs jambes. Un pas peut aussi séparer deux zones géologiques, deux régions. C’est aussi le plus difficile à faire pour quelqu’un qui veut aller loin (selon le proverbe chinois). C’est enfin un laps de temps, le pas de temps, qui peut tout changer dans une situation.

Personne: un personne est un individu, du genre humain, mais sans identité réellement connue. Ce terme n’a pas de connotation péjorative, il est plutôt neutre et témoigne de respect. Ce mot a un genre féminin, ce qui pour parler d’humanité est important dans la langue française.

Pied: un arbre, une montagne, une personne, une note de musique, un poème, un vers (poétique), ont un pied, ou des pieds. C’est le contact entre le sol et l’individu (arbre, montagne, mammifère, personne,…)

Prénom: le prénom d’une personne fait partie du monde qu’elle se construit. Cette notion n’existe pas dans le territoire. Pourtant, un prénom peut rapprocher de la nature, ou de l’histoire : noms de fleurs (Véronique), nom liés à l’histoire (Romain)… (voir la liste de plantes médicinales) Cela apporte peut-être de subtiles références à une personne, dans le temps ou dans l’espace. Dans les peuples indo-américains, le prénom fait directement référence au milieu naturel, avec également une dimension liée au temps et au cosmos. Le prénom est changé à 7 ans environ, lorsque l’on connait le « caractère » de la personne.

Promenade: exercice physique, et lieu à la fois.

Proportion: terme utilisé en anatomie pour évaluer le gabarit de quelqu’un. Il est utilisé également pour indiquer des mesures bien ajustées, par exemple en alchimie. Les proportions sont fondamentales pour comparer et reproduire.

Remédier: réparer, en cherchant une solution de remplacement.

Ramification: un réseau possède des ramifications : circulation veineuse, automobile, réseaux d’eau. Les rivières ont des ramifications du même genre que les arbres, qui ont des racines. Les cycles qui passe par des racines demande une transformation de la matière, alors que le cycle qui ne passe pas par des racines demande des étapes et des relais. Les arbres sont ramifiés, et cette structure rejaillit dans tous ces éléments de langage.

Région: la médecine administre des remèdes sur des régions données d’un corps. L’administration s’occupe de gérer des régions de pays.

Remède de bonne fame: remède de bonne réputation (« fame » a donné « fameux », célèbre. Voir aussi en langue anglaise le « Hall of Fame« , et simplement le mot « famous« , qui veut dire célèbre, réputé). Origine probablement exacte de l’expression de « Remède de grand-mère« . Ce dernier terme peut avoir une connotation négative, alors que le sens d’origine est inverse. Voir cette définition de « Fame » dans l’Encyclopédie Universelle de Diderot.  La réputation de certains remèdes était établie, par la sapience de certaines personnes et par la vérification du succès des soins, et elle était surtout géographique: un remède était fait avec des plantes, et en dépendance avec le  milieu où elle se trouvent. Voir Fame dans wikipedia. En espagnol, famoso veut dire fameux, connu, célèbre, de même qu’en italien.

Résilience: un sol, comme une personne peuvent être résilient. C’est le fait de se régénérer après avoir subi des traumatismes. Pour une personne, ces traumatismes peuvent être moraux, ou physiques.

Roche-Mère: en géologie, c’est la roche la plus ancienne que l’on peut trouver sur les continents. Elle affleure en Bretagne et au Sud-Est des Iles Britanniques. Ce terme est relativement peu scientifique, et pourrait être une référence au terme de Terre-Mère, de Mère-Nature, ou de Mère Nourricière, proche également du terme Pancha Mamma de la mythologie des peuples amérindiens.

Rocher: le rocher est un os du crâne, qui a un rôle important dans l’ouïe. C’est aussi bien entendu un morceau de roche.

Serpenter: une route, une rivière serpentent. Par ce mot et d’autres encore, la langue fait de nos aménagements des individus…

Simple: quelque chose de simple est facile à comprendre. Un simple en français ancien, est un médicament, composé avec des plantes. Le mot simple peut désigner une personne de manière péjorative, dans un français un peu suranné, mais aussi pour qualifier sa manière d’être, dans le français contemporain.

Sources: la source est là d’où survient l’eau, qui sort de la roche. Elle très souvent indispensable aux activités d’exploitation: agriculture, industries de transformation.
On parle aussi de sources de connaissances, ce qui désigne le document ou la personne qui nous a permis de trouver des connaissances. La connaissance est-elle donc un élément de type aquatique, fondamental pour la vie ?
…Une bonne culture provient d’une bonne source, que ce soit sur le terrain réel ou sur le terrain de ses connaissances.

Stade: lieu où l’on fait du sport. Terme médical concernant l’état de santé : « stade de convalescence ». Ancienne mesure de distance (Grèce).

Table: en géologie, une table est un plateau assez grand, environ entre 10 et 20 km². Une table est aussi un meuble.

Terrain: état général de l’organisme. Le diagnostic sert à évaluer l’état du terrain. Ce terme est utilisé dans le domaine physique, notamment pour le système digestif, mais il est pratique aussi de l’utiliser dans le domaine des connaissances. Un terrain de connaissances (le champs de compétences en font partie), donne une vision du monde qui a des conséquences directes sur l’usage que l’on en fait.

D’où l’avantage de cultiver ce terrain, pour habiter un monde en correspondance, si ce n’est en harmonie, avec soi même (soit par adaptation, soit par déplacement géographique). Il est utile également d’habiter un monde en cohérence avec les autres mondes.

Univers: on a tous un univers personnel. Par rapport au monde, un univers a une part de mystère: un univers possède des zones d’ombres, des parts d’inconnu, des distances insurmontables. L’Univers est aussi bien sûr ce qui entoure la planète.  Vu de la Terre, il nous sert pour faire les horoscopes et faire les calendriers. On doit tout de même s’y repérer.

Ventre: le parler familier et populaire attribue aux montagnes des ventres, dans lesquels on peut entrer par les grottes ou par les mines. Selon Balzac, le ventre des villes est le marché central où tout est acheminé pour nourrir la ville au quotidien (« Le Ventre de Paris »).

Ville: les hommes ont construit des villes en inventant l’agriculture, au Moyen Orient, et le lien entre ces deux zones est organique. La ville est construite également sur une symbolique, suivant des rituels, et elle produit des limites (défense des greniers, surtout en cas de mauvaises récoltes chez les voisins).

Hors de ses limites, la ville doit reconstituer à priori un lien avec la terre. Dans ce sens, l’agriculture urbaine, ou permaculture urbaine, est dans une logique très organique. Les jardins potagers collectifs ont ce rôle de lien multiple : entre les habitants, et entre la ville et sa terre. Le mot ville en français est issu du terme villae, qui est une maison en latin.

Alimentation

Apporter de l’eau au moulin: le moulin est une machine qui transforme l’énergie de l’eau en force, en passant par un mécanisme de rouages. Le proverbe « apporter de l’eau au moulin » décrit le fait de proposer des connaissances à quelqu’un, pour que les rouages de ses réflexions continuent à fonctionner. 

Assiette: en gastronomie, cela correspond à un ustensile pour manger. En géologie, en biomécanique, ce terme a une signification liée à la stabilité, à la platitude. En climatologie médicale et en kinésithérapie , l’assiette correspond à l’assise que possède une personne, notamment dans la région du bassin.

Casser la croûte: le premier homme qui a labouré le sol en a cassé la croûte… Cela a amené un cycle de culture de céréales, avec lesquelles on peut faire du pain. A chaque repas, on casse la croûte d’un bon pain.

Carences: les carences d’un sol, par une mauvaise culture répétitive, sur de longues années, peuvent apporter de mauvaises récoltes. Ces mauvaises récoltes apportent des privations, qui contribuent à déclencher des carences chez les individus. L’avantage des réseaux, est de permettre d’éviter les carences : les réseaux d’irrigation évitent les sécheresses, les réseaux de communication évitent les famines. Au pire des cas, les carences peuvent apportent des migrations, des guerres. L’oeuvre de Steinbeck « Les raisins de la colère » est l’histoire célèbre d’un cas de carence technique de culture agricole aux USA, débouchant sur une migration.

Manteau: la Terre a un manteau terrestre, qui englobe le centre de lave en fusion.

Provisions: les abeilles, à l’automne, font provisions de miel pour l’hiver. La nature a-t-elle profusion de ressources ? Ceci demande de prévoir et comprendre les cycles organiques, de connaitre son terrain.

Prendre un bain de soleil: expression liée à la technique de farniente (« ne rien faire », en italien), qui est parfois thérapeutique, comme dans la médecine climatologique (thermes), et qui demande le beau temps. Le soleil est ici un être qui vous propose un bain.

Prendre un bol d’air: expression populaire qui allie de manière métaphorique, l’hygiène personnelle, le bien être, le nourrissement, et la « qualité » d’un endroit géographiquement localisé. Il existe des lieux spécifiquement éprouvés pour cette action. Par exemple, une promenade est un lieu très indiqué pour prendre un bol d’air.

Relief: se dit au sujet des montagnes ou des collines d’un paysage. Ces reliefs peuvent se matérialiser par une table (voir Table). Se dit aussi d’un repas, dont il ne reste plus grand chose. Voir aussi Carence (ci-dessus).

Musique – Arts

Aquarelle: une aquarelle est un tableau, fait avec une technique basée sur l’eau (aqua). des pigments de couleur sont mélangés à l’eau pour obtenir une peinture appliquée sur une toile.

Bal(l)ade: morceau de musique – Promenade (Ballade).

Composer: une fleuriste compose un bouquet, un jardinier compose son jardin… Un musicien compose un morceau. Un agriculteur compose un paysage. La musicalité peut affleurer d’une composition harmonisée des éléments.

Concert: le concert des oiseaux est le symbole absolu de l’harmonie avec la nature. Un concert de batracien est un tout petit moins  populaire. Par ailleurs, une harmonie municipale peut donner des concerts pour la nature de chacun.

Harmoniser: mettre en cohérence, accorder. Le temps est présent dans le déroulement des phénomènes naturel. Les temps existent aussi en musique, et l’harmonisation passe par l’organisation des temps. En musique ou au travail, harmoniser apporte des moments de grâce.

Huile: l’huile est issue de la flore ou de la faune naturelle (lin, tournesol, baleines,…). Elle sert en cuisine, mais aussi en peinture artistique ou de bâtiment.

Le bruit du monde: le monde peut être une musique, un bruit, un vacarme. Au pire des cas, c’est le fracas. Dans ce cas là , c’est une guerre. Dans certaines régions de la planète, la musique du monde est celle que font les éléments, naturellement. Il existe ainsi des relations directes :  cette oeuvre d’art propose directement de la musique, avec le vent et les vagues.

Mesure: terme lié à l’évaluation d’une distance (espace), à l’évaluation d’un poids (matière), et à la températion d’un caractère. C’est dans ce cas le synonyme de patience. C’est enfin un temps dans le domaine de la musique.

Oeuvre: oeuvrer, dans un vieil usage, signifie travailler, surtout dans le monde rural. Le travail des ouvriers du monde rural donne naissance à des paysages. Le terme d’oeuvre existe aussi dans le monde de l’art, pour désigner une représentation artistique. Lesquelles représentations peuvent d’ailleurs être des paysages peints, ou mis en mots, ou en musique… Le paysage a des racines culturelles, et les artistes apportent le reflet de leur culture.

Pigment: la peau d’une personne est pigmentée. La peinture artistique ou de batiment, utilise les pigments de certaines roches de la Terre pour créer ses couleurs.

Sol: beaucoup de partitions en musique  sont basées sur la clé de sol. En anglais et en latin, la note sol est la lettre G. Peut-être Ge, la Terre en Egyptien ? Coté agro-écologie, le sol est aussi une base, et une clé : le sol se nourrit par le renouvellement des matières organiques, et cela garanti une bonne culture. Soigner le sol est la solution proposée aujourd’hui par  l’agro-écologie.

* Repères :

Frédéric Lenoir : Guérir le Monde

Bergerie Nationale : Dessine moi un paysage bio (Paysages et agricultures biologiques en Europe)Visualiser le film vidéo en bas de la page

Dictons : Prévoir le temps à l’aide des dictons. Mélange de notions de météo locale, de poésie, de sapience.

Les coulisses de la science : La permaculture

Encyclopédie en ligne de Diderot et d’Alembert ; Discours d’introduction : ce texte de 1751 parle de l’agriculture et de la médecine, comme des activités très proches l’une de l’autre.

Le paysage vu du point de vue des revenus: Où habitent les riches ?

Umberto Eco: les dictionnaires et les Encyclopédies (De l’arbre au Labyrinthe).

Article publié le 02/10/2014 sur le site Cheznous.coop

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2 réponses à “Le Monde et la santé

  1. Platon: d’où vient le nom des choses (WebMagazine « Sciences Humaines ») ?: https://www.scienceshumaines.com/platon-d-ou-vient-le-nom-des-choses_fr_37801.html

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