La Préhistoire

Le lac Baïkal, immense lac au milieu de la plaque sibérienne, est là depuis 25 millions d’années. Il est l’hôte entre autres, de l’omoul, poisson de la famille des salmonidés.

Finalement, on peut dénombrer sur Terre, aujourd’hui de nombreux exemples d’espèces qui nous côtoient, et vivent depuis des millions d’années : crocodiles, requins, tortues, iguanes, insectes. Les mythiques dinosaures ont disparu, par élimination de leur écosytème, certainement à cause d’une comète ou de l’éruption d’un volcan, mais certaines plantes ont survécu (fougères, pins). Ils auraient tout de même évolué pour arriver jusqu’à nous, sous forme de poules et de canards, les plumes ayant remplacé les écailles…

Parmi nous, la préhistoire existe toujours. Des sites archéologiques sont connus, dans le Vercors, le Dévoluy, le Mercantour, partout dans le monde. Mais des peuplements, villes de 30 000 habitants ou hameaux de montagne, ont perdurés, et sont arrivés jusqu’à nous (voir l’exemple d’Olomouc, en République Tchèque)… ou nous ont conduit jusqu’ici, c’est selon, car ils sont toujours habités.

C’est à ce point qu’aujourd’hui, on peut en quelque sorte voyager dans le temps, en restant sur la même planète. Beaucoup d’animaux, végétaux, arbres, plantes, fruits (les tomates), sont des habitants de la Terre depuis des millions d’années. En quelque sorte, ce sont des terriens. C’est au point que leurs systèmes de reproduction sont en interdépendance, surtout pour les plantes, les insectes, les oiseaux (les abeilles sont dépendantes de la végétation qui les entoure, de la qualité de l’eau,…)

Ils perdurent et se reproduisent d’année en année, dans un courant fluctuant, bougeant, sous l’influence du soleil, du vent, de la pluie. Notre espèce doit à la présence d’autres espèces, de pouvoir continuer à vivre, que ce soit en les exploitant ou non. Notre conscience de cet état, est un aspect important à la continuation de notre existence.

Les hameaux de montagne, avec leurs jardins faits de plantes compagnes, des techniques de rotation des sols, des terroirs entiers en équilibre, y compris les maisons aux architectures abouties, sont parfois le sujet de muséographies, ou de recherches archéologiques, mais sont aussi parfois encore en discrète évolution, ou alors encore assez en vie pour être restaurés, avec des méthodes et des techniques contemporaines.

La rupture avec la nature est à priori la mort d’un mode de vie, si ce n’est de notre espèce, telle qu’elle est aujourd’hui. L’inscription de ces évolutions est sans doute de prendre parti du progrès, des évolutions techniques, sans perdre de vue l’équilibre d’ensemble. Evolution lente, d’ensemble, en régulation permanente, s’ajustant avec les jours.

Celle-ci s’appuie aussi sur une série de gains en connaissances, qui transforme la nature en culture. Mais un trop grand éloignement par la culture, risque de casser notre nature, et dévitaliser notre existence.

Repères : Un arbre de 3500 ans

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