Archives mensuelles : décembre 2014

La Préhistoire

Le lac Baïkal, immense lac au milieu de la plaque sibérienne, est là depuis 25 millions d’années. Il est l’hôte entre autres, de l’omoul, poisson de la famille des salmonidés.

Finalement, on peut dénombrer sur Terre, aujourd’hui de nombreux exemples d’espèces qui nous côtoient, et vivent depuis des millions d’années : crocodiles, requins, tortues, iguanes, insectes. Les mythiques dinosaures ont disparu, par élimination de leur écosytème, certainement à cause d’une comète ou de l’éruption d’un volcan, mais certaines plantes ont survécu (fougères, pins). Ils auraient tout de même évolué pour arriver jusqu’à nous, sous forme de poules et de canards, les plumes ayant remplacé les écailles…

Parmi nous, la préhistoire existe toujours. Des sites archéologiques sont connus, dans le Vercors, le Dévoluy, le Mercantour, partout dans le monde. Mais des peuplements, villes de 30 000 habitants ou hameaux de montagne, ont perdurés, et sont arrivés jusqu’à nous (voir l’exemple d’Olomouc, en République Tchèque)… ou nous ont conduit jusqu’ici, c’est selon, car ils sont toujours habités.

C’est à ce point qu’aujourd’hui, on peut en quelque sorte voyager dans le temps, en restant sur la même planète. Beaucoup d’animaux, végétaux, arbres, plantes, fruits (les tomates), sont des habitants de la Terre depuis des millions d’années. En quelque sorte, ce sont des terriens. C’est au point que leurs systèmes de reproduction sont en interdépendance, surtout pour les plantes, les insectes, les oiseaux (les abeilles sont dépendantes de la végétation qui les entoure, de la qualité de l’eau,…)

Ils perdurent et se reproduisent d’année en année, dans un courant fluctuant, bougeant, sous l’influence du soleil, du vent, de la pluie. Notre espèce doit à la présence d’autres espèces, de pouvoir continuer à vivre, que ce soit en les exploitant ou non. Notre conscience de cet état, est un aspect important à la continuation de notre existence.

Les hameaux de montagne, avec leurs jardins faits de plantes compagnes, des techniques de rotation des sols, des terroirs entiers en équilibre, y compris les maisons aux architectures abouties, sont parfois le sujet de muséographies, ou de recherches archéologiques, mais sont aussi parfois encore en discrète évolution, ou alors encore assez en vie pour être restaurés, avec des méthodes et des techniques contemporaines.

La rupture avec la nature est à priori la mort d’un mode de vie, si ce n’est de notre espèce, telle qu’elle est aujourd’hui. L’inscription de ces évolutions est sans doute de prendre parti du progrès, des évolutions techniques, sans perdre de vue l’équilibre d’ensemble. Evolution lente, d’ensemble, en régulation permanente, s’ajustant avec les jours.

Celle-ci s’appuie aussi sur une série de gains en connaissances, qui transforme la nature en culture. Mais un trop grand éloignement par la culture, risque de casser notre nature, et dévitaliser notre existence.

Repères : Un arbre de 3500 ans

Vidéo

La Terre est en mouvement

On le sait depuis assez longtemps, la Terre tourne.

http://themindunleashed.org/2014/10/earth-looks-like-living-creature-amazing-nasa-video.html

C’est même un vertige de réaliser que tout est en mouvement, en permanence.

Vu de la Terre, si on observe les étoiles par une nuit du mois d’aout, on voit vraiment qu’elles bougent.

On se dira même peut-être qu’elles étaient là bien avant nous…

En fait, tout sur Terre est dans des cycles. Ces cycles sont liées aux nuages, à l’eau, à l’érosion, et ces cycles sont même liées aux planètes, à la lune, aux étoiles.
Cela crée même la forme de la vie sur Terre : sur d’autres planètes, les cycles auraient d’autres influences, d’autres origines, d’autres débits, d’autres puissances : d’autres forces formatrices seraient à l’oeuvre, et d’autres formes pourraient en naître.

La Terre n’est pas sensée vivre par nous. C’est plutôt nous qui avons vu notre espèce s’y développer, au fil d’une épopée dans le temps et dans l’espace, partie probablement de l’Afrique.

Nous sommes nous même des mammifères, un peu des animaux… Nous pouvons dire que nous faisons partie d’ensembles que nous pouvons nommer des biômes, où tout est en interrelation.
Actuellement, nous abîmons gravement nos biômes, quelles que soient les latitudes, pour des raisons différentes mais liées entre elles, qui correspondent à un cycle spatio-économique que nous avons souhaité mettre en place.
L’ère est à l’anthropocène: l’économie humaine sculpte la planète. La géologie, l’atmosphère, le niveau des mers, tout est mis à contribution. L’informatique représente un réseau qui relie tout le monde, et qui est capable d’analyser des nuages de données. Elle contribue elle même à construire un monde très digital. Le pôle le plus important est celui de la ville, qui d’ailleurs commence à être rejointe par la permaculture.
Un autre cycle, basé sur l’agroécologie, se met en place de manière concomittante. Il aspire au respect de ces sphères que notre planète nous donne, en organisant une exploitation adaptée. Dans ce contexte, l’utopie serait de transférer le confort matériel porté par le premier modèle, vers le deuxième, tout en respectant un peu plus les biomes dans lesquels on vit. Il s’agit donc en partie, de transférer l’ingénierie vers un autre ensemble de méthodes et concepts, afin qu’elle tienne compte des mondes qu’elle technicise.
La question pourrait se poser ainsi : est-il besoin d’aller sur les étoiles, ou vaut-il mieux les regarder, depuis la Terre, pendant très longtemps ?…

Repères :

Cette photo prise dans la Drôme constitue un paysage que l’on peut retrouver dans d’autres régions du monde, par exemple l’Asie,  et plus précisément le Vietnam ou la Chine. Ces ressemblances viennent-elles de l’influence des forces formatrices dues à la localisation de la planète dans la galaxie, et dans l’univers ?…

Le cycle de Wilson : Les continents bougent…

Le vortex du système solaire