Le temps technique et le temps matériel

Sur la Terre, il existe un certain nombre de calendriers, qui sont calés sur des repères similaires : un centre administratif ou religieux, une langue, un référencement sur la lune ou le soleil, un référencement sur les saisons, lesquelles apportent les variations du temps. Le temps est ici cyclique : un calendrier, ce sont des périodes qui reviennent régulièrement : semaine, mois. Ce sont aussi des évènement que l’on retrouver tous les ans, 12 mois, 52 semaines ou 365 jours.

Le nombre de calendriers différents sur Terre est compréhensible, car il est nécessaire de réajuster régulièrement les repères de manière précise, afin d’administrer des zones qui sont limitées par des problématiques de distance, de reliefs, de capacités d’administration, de rapport au centre.

Ce calendrier est calé sur les lois de la nature, et il correspond à l’économie : « les lois de la maison ». L’économie, « les lois de la maison » se cale sur les lois naturelles, par exemple pour l’agriculture et les autres métiers du secteur primaire : intempéries, sécheresses, phénomènes géologiques, phénomènes d’invasions d’insectes… L’énergie nécessaire pour développer nos connaissances est aussi liée à la nature : pétrole, électricité (qui est tirée de l’eau, du soleil, du vent, voire même de métaux rares pour le nucléaire).

Calendrier universel

Avec tous ces calendriers, en cohabite encore un autre, qui apparait universel, et qui divise les journées de travail, et organise le travail industriel. Ce sont les heures, qui délimitent un planning, lesquels organisent nos emplois du temps, nous amènent à des chaines de travail en ligne. Pour faire un raccourci, Ford a donné une assise à une division du temps de travail rationnelle, ou cartésienne, pour améliorer la productivité de ses usines.
L’automobile est transformée en mythe liant le temps, l’argent, et l’optimisation de l’action de l’homme. Elle est un remède à beaucoup de maux, grâce à l’essence : rapidité, rupture d’isolement, capacité à se dépayser, à dépasser les distances, les reliefs, à lutter contre les intempéries, contre le limite de la nuit et du jour. Les premiers bénéficiaires de cette organisation du travail sont les ouvriers eux-même : ils sortent de l’usine avec une voiture neuve.
La pensée de Ford est donc (partiellement), d’utiliser la science pour améliorer le confort des humains. Ce calendrier du type planning est en fait du ressort de l’écologie, qui signifie « les sciences de la maison ».

Organisation du temps et zonage

La maison des êtres humains, l’écoumène, est en train de s’étendre et de se densifier, grâce à la voiture. Depuis 40 ans, « les sciences de la maison », l’écologie, doivent suivre le rapport avec les « lois de la maison », dont celles de la nature : l’économie. Les techniques de l’écologie doivent être appropriées pour ne pas bousculer les lois de la nature servant à l’économie.

Le système organisé autour de l’automobile nous éloigne de la matière. Cela divise même l’espace en zones. Selon les horaires, les jours de la semaine, les mois de l’année, ce sont les zones résidentielles, les zones industrielles, les zones agricoles, les zones touristiques, ou les zones commerciales qui sont occupées. On y va en voiture, toujours dans une situation de congestionnement de la circulation. La dose d’essence, le remède, a été dépassée, et celui-ci devient un poison : il apporte une dose de Co² trop important dans l’atmosphère.

Un nouvel outil contre le temps organisé… l’informatique

Suivant la piste de l’écologie, où le confort par la technique est conçu pour tenir à distance les éléments naturels, une autre très grosse technologie est arrivée à maturité ces récentes décennies : c’est le sur-développement des transistors : l’informatique. Elle aussi apporte un nouveau confort, mais elle est très éloignée du milieu naturel et de la matière.
L’informatique porte en elle une réminiscence de la naturalité, avec par exemple une copie du système de ruche et des abeilles : les tours d’ordinateur ont la forme d’une mini-ruche, et les données sont disposées dans les cellules de tableurs.
Cette radio, une image qui bouge tout le temps, est utilisée dans un but d’administration (de la planète, et du remède). L’utilisation imaginée est surtout de faire un diagnostic permanent de notre planète, de nous sur notre planète, des animaux sur notre planète. Ce remède virtuel, fonctionne sur la base des ondes radios (décibels, bauds, wifi).
Potentiellement, elle peut aussi nous permettre de nous rapprocher : c’est une radio qui nous permet aussi de communiquer, y compris par l’image.

Informatique et gestion du terrain

L’informatique fait à vrai dire exploser le système de l’automobile. Les zones sont un peu plus floues, les temps de repos ne sont plus là. On est connecté tout le temps, et cela parait même pesant. Elle peut nous donner, parfois, la capacité de conduire plusieurs taches de front. C’est d’ailleurs un peu le deal : l’informatique nous fait gagner du temps dans notre travail, ce qui nous libère du temps pour les loisirs.
Le travail « en ligne » est démultiplié, et il est désorganisé en termes spatial : l’ordinateur est lui même connecté à d’autres ordinateurs localisés à d’autres endroits, où il faut tout de même du monde pour assurer la maintenance des machines. On passe de la ligne à l’usine, à la ligne téléphonique, au travail en ligne avec un serveur en point de fuite.

Nature et temps cyclique

Le remède ayant dépassé la dose, comment modifier la donne ? Se rapprocher des calendriers « organiques », par exemple avec la permaculture ou l’urban farming, parait être une tendance. Il rapproche du système juste avant le fordisme, avec des installations comme les Halles de Paris, ou le travail à domicile organisé par les usines coopératives. L’informatique peut alors contribuer à organiser les communications et la logistique, pour amoindrir la dose d’essence dans l’atmosphère.
La nature, y compris l’humain, a besoin de cycles. Calquer un planing sur notre nature en efface les cycles. C’est un peu effacer notre nature, et peu à peu déjouer ses lois, donc avoir une économie durable. Le projet de l’écologie est donc peut-être de nous rapprocher des cycles naturels. Il revient à adapter nos outils pour retrouver le bon rythme et le bon temps. Le cycle électrique, très lié à la nature, impossible à stocker, pourrait avoir cet effet.

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