Archives mensuelles : août 2016

Conduite, aménagement, composition, saccage

Dans notre société, diverses philosophies se côtoient quant aux rapports de l’homme avec la nature.

La plus dominante est celle de la conduite, puis vient celle de l’aménagement, et enfin celle de la composition harmonique, qui eut son heure au 19ème siècle. Hors de ces philosophies, existe aussi le saccage, comportement complètement destructeur.

La conduite

La conduite applique une philosophie qui part du principe que les techniques et les connaissances des hommes doivent commander aux éléments naturels, pour rapporter des ressources et des biens aux hommes. L’évolution est alors contrôlée. C’est cette philosophie, assez implantée en Amérique du Nord, qui pousse à mettre en place des techniques et des méthodes, visant par exemple à réchauffer l’atmosphère de la planète, afin d’avoir accès plus tard aux ressources minières du Groënland, de l’Alaska, de l’Arctique, de l’Antarctique, et même de la planète Mars, de satellites, ou de météorites. Les techniques comme les chemtrails, mines, conquête spatiale, centrales nucléaires, spaceships, chimie lourde, PNL, font partie de cet attirail*.

L’aménagement

L’aménagement est une autre approche du rapport de l’homme et de la nature. La Nature est modifiée, mais le principal objectif est d’apporter du confort pendant longtemps, par exemple en garantissant la présence de ressources naturelles renouvelables. L’organisation poussée des réseaux de communication et de transit, la répartition des activités en zones, la réflexion prospectiviste, la gestion des déchets, la recherche documentaire, l’observation du terrain, font partie des outils de l’aménagement.

La composition

La composition, elle, est une approche datée en Europe, qui apporta au 19è siècle la mise en place de Parcs dans les villes ou dans les périphéries de celles-ci. Le principe est de permettre aux éléments de s’associer, afin d’apporter aux personnes des sites où ils seraient en harmonie avec eux-même. Les familistères, où les ouvriers font corps avec leur outil de travail et avec la matière première travaillée, les syndicats de gestion des rivières, les jardins familiaux, sont des éléments partie prenante de cette approche.

Les points de vue

Ces trois manières de gérer le rapport homme-nature, partent des réflexions qui viennent d’une même réalité, mais de points de vue différents. Les différences viennent entre autres des croyances et des postulats de départ. Ces croyances sont pour la conduite, plutôt basées vers la religion, et pour la composition, plutôt vers les sciences humaines. L’aménagement est quant à lui plutôt lié aux sciences dures (maths, génie civil), alors que le saccage relie le monde à rien de supportable…

La guerre, la paix, se logent aussi dans ces dispositifs, la conduite étant plutôt militaire, la composition plutôt pacifique.

L’association

Entre toutes ces postures, les objectifs ne sont pas forcément très dissemblables, car dans le fond, le but est au minimum de maintenir la situation de l’homme, quelque par sur Terre ou ailleurs, mais les résultats, à priori, le sont. Certains associent par exemple la conduite, qui domine très largement l’organisation de nos sociétés, au saccage, par exemple quand elle côtoie des situations antérieures, concernant les bases et les versions précédentes de notre humanité.

Toutefois, la conduite est une position très réfléchie, y compris vis à vis de l’avenir. Par exemple, on entend assez facilement dire dans ce cadre de réflexion, que l’avenir de l’homme est dans l’espace, dans la découverte d’autres planètes, dans la rencontre d’autres formes de vie.

Repère: Des nations premières parlent aux conductivistes. Les indiens natifs indiquent qu’ils considèrent cette partie du terrain comme faisant partie de leurs « communs ».

Article: Combien de temps durerait le voyage vers la planète Proxima B ?

Animation: Jean Giono: L’homme qui plantait des arbres.

* La conduite:  dans le genre fun : http://www.numerama.com/sciences/201926-se-cache-derriere-asgardia-premiere-nation-de-lespace.html

Les langages

Les mathématiques

Les mathématiques sont une forme de langage qui permet de décrire la réalité, à l’instar de la musique, du langage des mains, du langage écrit en toutes lettres, ou de langages graphiques (par exemple la cartographie, l’alphabet aztèque, le code de la route, ou même les panneaux d’orientation dans une gare. Ces deux derniers étant très différents d’un pays à l’autre).

Dans la famille des mathématiques grecques antiques, d’où sont issues nos mathématiques, il y a cinq écoles différentes. Ces écoles ont des rapports plus ou moins proches avec le modèle naturel, le biomimétisme. Euclide se réfère plutôt aux volumes, ce qui permet de construire des pyramides, par exemple alors que Pythagore (puis Descartes), sont dans une abstraction allant jusqu’à annuler la nature des éléments, pour appliquer une nouvelle réalité, un nouveau plan, une nouvelle nature.

Tous les langages

Ces écoles utilisent au demeurant des lettres, notamment les lettres grecques, parfois des lettres de l’alphabet, et aussi des chiffres arabes. A un niveau normal, basique, les seuls signes exclusifs aux mathématiques, sont le +, le =, le , et le ÷. A des titres divers, le -, le / sont utilisés à l’écrit, avec une signification modifiée cependant.

Les différentes approches dominants dans les mathématiques pourraient être comparées à cinq langues de la même famille, mais différentes. Ce sont aussi et surtout, des conceptions du concret qui sont différentes. Ces conceptions vont du plus abstrait (Pythagore, Descartes), au plus concret (Euclide, Goëthe): volumes, maquettes.

Le silence

En ajoutant toutes les langues de la planètes (entre 3000 et 7000), puis tous les langages informatiques (liste non décomptée), il est difficile de tirer une synthèse de ce qu’est le rapport au concret. La montagne d’informations qui inonde le web et qui occupe toutes les bibliothèques du monde, sont une tentative de montrer ce que l’on voit de ce concret. Mais en partant de tous les points de vue, si l’on accepte de se dire que la science n’est pas objective, mais subjective, la diversité des situations prend le pas sur l’universel.

Au delà des langages, certaines questions posées ne sont pas traitées. Des idées, qui n’existent pas au sein de ce débat universalisé, résonnent autour. Des indiens (Kogis), utilisent le silence en réunion, pour échanger leurs points de vues et leurs émotions. Ils nous voient comme leurs petits frères, car nous ne connaissons pas certaines questions. Par exemple, la question « Combien de temps l’homme restera-t-il sur Terre ? » n’a pas de réponse. Ou plutôt, la réponse tient en cela: « L’homme a pour destinée d’aller sur Mars et de s’expansionner dans l’Univers ». Ce qui n’est pas la réponse à la question posée.

L’Homme restera-t-il sur Terre ? Nous ne connaissons pas cette question… Pourtant, nous sommes riches d’une multitude de langages.

Lecture: Les techniques graphiques en cartographie

Wikipedia: L’histoire des mathématiques.

Openculture: L’arbre des langues

Documentaire: la révélation des Pyramides

Wikipédia: Le paradigme de la pyramide

Youtube: The map of mathematics.