Archives mensuelles : mai 2015

Patrimoines dans les territoires

Le patrimoine rural témoigne d’une réelle culture du milieu naturel, qui se matérialise par notre paysage.

Le terroir est un paysage organisé par la culture du milieu naturel, grâce à des techniques inventées sur place, ou importées d’autres régions. Le secret du patrimoine naturel reste de poser un regard sur « la campagne » qui est un monde très structuré. Le but est alors de détecter des traces de cette structuration, qui se matérialisent de manières différentes. Il y a aussi, et c’est important, des périodes, à priori depuis la préhistoire, où l’homme a commencé à utiliser l’agriculture pour vivre.

Les journées du patrimoine peuvent donner lieu à des visites de musées, de monuments, de demeures de personnages célèbres dans les grandes villes. Elles peuvent aussi donner lieu à la redécouverte du patrimoine rural, qui parfois est transmis depuis la préhistoire, et qui charpente une société rurale ayant construit le paysage.

L’agriculture viendrait de l’Orient (la plaine de Mésopotamie), et quelques termes nous en sont restés : alchimie, alambic, tout ce qui peut commencer par « al » est un mot venant de la langue arabe. Puis “la campagne”, du latin campus, est construite autour de techniques qui sont héritées parfois des païens (préparats d’engrais ou de désherbants à partir d’éléments naturels, du type bouse de corne), des romains (plantes médicinales, vigne, organisation du cadastre), des templiers (une vraie science du compost et des jardins médicinaux), des alchimistes (préparations médicinales du type “Fleurs de Bach”), puis des philosophes et naturalistes (Goethe le naturaliste est le père spirituel de la philosophie de Steiner, qui a organisé au 20 ème siècle les techniques de l’agriculture biodynamique).

L’agriculture biodynamique a conservé une notion comme l’éther, qui existait au Moyen Age, notamment pour les alchimistes. Les éléments de l’eau, la terre, le feu et l’air jouent un grand rôle dans la conception et le développement des cultures de la vigne.

Cette technicité est couplée à une vision du monde intégrant les étoiles et les planètes (le calendrier lunaire est une trace importante de la biodynamie dans la culture agricole), que l’on reconnait bien dans le monde paysan de naguère. Il existe aussi un regard holistique, connectant complètement les espèces avec le milieu naturel.

Une sphère très importante à ce titre est celle de l’organisme : une structure agricole fonctionne à l’échelle d’un hameau, avec 4 ou 5 familles, qui peuvent couvrir l’ensemble des cultures possibles sur leur terrain. Cela peut même aller jusqu’à de l’accueil touristique, et le fait d’être nombreux permet un roulement, surtout dans les moments plus calmes de l’année (l’agriculture est très saisonnière, ce qui permet à l’humain aussi de respecter ses cycles de forme ou de méforme).

De nombreux hameaux de montagne ont probablement existé sur ces bases pendant des centaines d’années. Il s’agit de peuplements qui datent parfois de la préhistoire, et dont l’existence perdure par transmission familiale, et par exploitation (c’est à dire organisation et structuration) des ressources locales.

Dernier grand courant culturel dans la ruralité, qui pour le coup est assez urbain, la permaculture apporte à notre période contemporaine une très grosse technicité à l’échelle des potagers, voire des vergers. Développée en Australie, un des principes importants de la permaculture est d’utiliser des connaissances agronomiques développées sur d’autres bases philosophiques, que l’on retrouve par exemple en Nouvelle-Guinée (par exemple la technique de l’étagement des cultures).

Certaines techniques peuvent être différentes. Si les bases et les héritages proviennent à priori des mêmes racines de connaissances et d’une même approche (holistique) du monde, une acculturation a été entreprise en s’inspirant d’autres pratiques, connues sous d’autres latitudes. Tout cela constitue notre melting-pot, fondé sur des siècles, et continuer à tenir la « pâte » de ce mélange, ou à l’améliorer, serait un gage de notre savoir et de notre maîtrise.

Repères :

– Voyage en biodynamie (L’Age de Faire)

Les 12 meilleurs e-boks et pdf sur le potager (Aquitaine décroissance).


Le Monde et la santé

La Terre contient beaucoup de substances qui nous concernent. L’agriculture biologique donne accès par exemple aujourd’hui à l’idée de soigner les terres, par l’utilisation de plantes et de techniques appropriées, cherchant à améliorer le sol dégradé par des années de culture intensive. Elle propose donc de soigner les individus, qu’ils soient humains, animaux ou végétaux, par une alimentation plus équilibrée, ce qui signifie, que tout est lié dans ce domaine.

Vocabulaire de géographie holistique et spatiotemporelle

Cette idée a pu être connue dans le passé, et  donner lieu à une sapience, organisée autour du courant philosophique naturaliste, qui par exemple joint la santé avec la qualité des milieux de vie (voir définition sur Wikipedia). Elle est de retour aujourd’hui, en rapprochant notre société des philosophies asiatiques (fengshui, reiki), et des techniques liées à celles-ci. Mais elle développe toujours ses racines naturalistes en Europe, par exemple par la géobiologie (pour les habitations), la permaculture (pour les potagers) ou la biodynamie (pour l’agriculture).

L’avantage de ces techniques et de ces méthodes, qu’elles soient asiatiques ou non, est aussi d’apporter aux sources de la culture et de l’agriculture, des aspects philosophiques et spirituels, qui permettent de donner une cohérence générale à la lecture du monde, à sa construction et à son équilibre, depuis sa santé individuelle jusqu’à sa propre durée, dans le temps, en passant par son interdépendance avec la totalité de son milieu de vie et donc avec d’autres individus. Cela aide à envisager tout ce qui nous relie à la terre et à la Terre.

Pour repérer ces liens, il est intéressant d’explorer la langue française, qui possède de nombreuses allégories contenant la végétation et la nature, et qui embrassent en même temps que la nature, des domaines comme la santé, l’organisation collective, l’agriculture, l’anatomie, la cuisine, la musique…  Il faut simplement exhumer certains mots ou les voir sous un angle légèrement différent. Le langage crée le monde, et le choix des mots est important. Dans notre langue, une capacité à lier toutes ces notions est existante, et cela permet de dépasser des écueils que cette langue pourrait avoir du mal à concevoir, alors que d’autres peuples les contournent peut-être plus facilement (Scandinavie, vocabulaire anglo-saxons, ou vocabulaire arabo-andalou, par exemple). En explorant ce vocabulaire, on peut détecter le lien, finement tissé, entre la culture, la médecine, l’anatomie humaine, l’imaginaire, les éléments naturels, qui délimite une habitation à plusieurs niveaux: individuelle (notre corps), collective (la maison, les villes), et cosmique (la nature, la planète, le ciel). L’imaginaire et la pensée, grâce à la propriété polysémique de certains mots de notre langue, sont donc associés à la nature, par exemple par des allégories utilisant la flore et le genre végétal.

Ce lien réside en fait dans un des principes des langues étrusques et latines: le principe ternaire. Ce principe permet d’attribuer à des mots, un rôle dans plusieurs champs de connaissances. On relie ces champs par l’intermédiaire d’allégorie ou d’analogies, et ainsi, par le langage, il est possible de relier la nature, les individus, et le collectif qu’ils fabriquent entre eux. Le vocabulaire venant de l’arabo-andalou, qui donne aujourd’hui des mots commençant par le suffixe (al-) ajoute un autre degré à ce contact entre la nature et les techniques que l’on utilise pour l’exploiter. Ces mots conçoivent des techniques et des états de fait,  qui apportent des outils pour une nature et une technique complètement immergées dans cette langue. Revisiter l’anglais, dont une famille de mots vient de l’ancien français, plutôt normand, est enfin à ce niveau très utile.

Dans l’ensemble, les traces de ce vocabulaire sont surtout datées du début de la renaissance (Diderot est très utilisateur de ces mots), mais un certain nombre de formules sont encore très souvent utilisée, parfois sans en comprendre le sens d’origine.De plus, ces termes sont encore utilisés aujourd’hui, par exemple dans le domaine de l’informatique.

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert montre un exemple parfait de ce rapprochement entre le monde concret et le monde des connaissances. Dans le prospectus de l’Encyclopédie, qui présente une synthèse du projet, une description utilisant clairement l’allégorie de la nature, permet d’exposer ce que sera cette encyclopédie, et ce qui seront les connaissances y étant développées. Le monde des connaissances étant fort vaste, l’allégorie de la mappemonde est de plus utilisée pour définir l’Encyclopédie en entier.

Cette utilisation existe encore aujourd’hui dans le monde de l’informatique, avec par exemple le terme « arborescence », qui sert à décrire comment les fichiers sont disposés sur le disque dur des ordinateurs. Pour en finir avec l’Encyclopédie et le monde contemporain, Diderot et d’Alembert sont dans ce contexte précis, les inventeurs de ce qui est aujourd’hui devenu le concept de liens hypertextes, et des mots-clés. Dans les articles, de nombreuses notes permettent de mettre les mots en références réciproques, entre eux (cf par exemple le mot « jade« )

En tout cas ce vocabulaire est « holistique » (car il englobe champs d’activité, ce qui permet à un mot la capacité de lier plusieurs champs de pensée, en réalisant une liaison avec le concret), et « spatiotemporel« , car l’espace et le temps y sont vécus ensemble, sans dichotomie.

Ces traces de liens par le langage affleurent encore par exemple dans le développement du tourisme doux, qui permet d’entretenir sa santé de manière autonome et active, et permet en même temps le développement de terroirs, par exemple en développant la vente de produits locaux. Cela affleure aussi dans les contes, qui nous dessinent des liens insoupçonnés entre nous et le milieu naturel.

Temps – Ambiance – Connaissances – Imaginaire

Ambiance: l’ambiance se rapproche de l’atmosphère. Ces deux mots ont un sens très proche,  et ils sont valables pour donner une idée de ce qui se passe entre un groupe de personnes, mais aussi plus largement entre groupe d’individus au sens large (arbres, rochers, écoulement d’eau). En langue espagnole, le mot ‘ambiantal‘ est utilisé pour nommer ce que nous appelons ‘environnement’. Avec la nuance qui fait que l’on parle d’une ‘scène’, plutôt que d’un écosystème, tout en restant dans du vocabulaire scientifique.

Arbre: un arbre est un végétal, de différentes espèces. Dans la langue française, c’est aussi une allégorie qui sert à la fois pour les personnes (arbres généalogiques), et pour les connaissances (au Moyen-âge, un livre était construit comme un arbre, les chapitres étant des branches). L’arbre nous apporte de la nourriture par la culture des arbres fruitiers, et en France, c’est aussi un matériau de chauffage. Dans d’autres cultures (Scandinavie, Usa, Canada), c’est un matériau de construction.

Association: Une personne peut construire son territoire en s’associant à un lieu. Il y a ici une notion de choix, qui est motivé par le goût, la commodité. L’association permet une construction sereine et positive de son milieu de vie. Cette association est en particulier celle de son « monde » avec celle de son territoire.

Atlas: un atlas réuni des cartes. C’est aussi le nom d’un géant qui porte le globe entier sur son dos. Enfin, c’est le nom de la première vertèbre en partant du haut, car elle soutient le crâne (donc le monde)…

Atmosphère: Atmosphère est aussi un mot utilisé pour parler de quelque chose que l’on ressent lors de la réunion de plusieurs personnes. C’est aussi la partie de l’air autour de la Terre, qui va jusque 120 km d’altitude environ, et qui fait que la vie existe sur Terre.

Bise: Le vent peut faire une bise. Il peut aussi être mordant. Il peut parfois cingler. Dans notre langue, le vent est un être, comme le soleil.

Branche: chacun a une branche de connaissances favorite: mathématiques, littérature, langues étrangères. Les connaissances étaient structurées au Moyen-age sur l’allégorie des arbres. La branche est encore bien entendu ce qui dépasse d’un tronc d’arbre sur pied.

Brise: s’il est juste un peu plus dur que la bise, le vent devient une brise. Il peut devenir un peu dangereux, et pourquoi pas, casser quelques branches…

Carrière: lieu d’exploitation de roches. L’exploitation d’une carrière conduit à la construction de maisons, donc de villages, donc de villes. Une carrière est aussi une manière d’exploiter sa situation, dans le but de construire le monde. On fait normalement carrière, dans sa matière favorite.

Champs:  C’est une petite partie de terrain. C’est également une partie de ses connaissances: champs de connaissances, champs de culture, champs sémantique. Ce terme est un des principaux termes liant les connaissances à la nature, dans notre langue.

Charpentière: une branche peut-être charpentière. Dans le cas d’un arbre adulte, elle pourra poursuivre ce rôle dans la charpente d’une maison.

Climat: Le climat, ce sont les météos différentes sur notre planète. C’est aussi l’ancien mot pour les latitudes. Peut être synonyme d’atmosphère pour qualifier la qualité d’une ambiance entre des personnes, dans une situation donnée. En médecine, on parle de climatologie, par exemple dans la médecine de cures.

Climatologie: la climatologie est la science qui étudie les climats. C’est aussi une méthode médicale, où le corps est vu comme un monde en soi.

Communauté: plusieurs mondes donnent une communauté. Une communauté partage un milieu de vie, et s’inscrit dans un terrain, qui devient un terroir. Elle peut se caractériser sur le terrain par la construction d’un hameau. Une communauté plus large peut donner un village. Une ville abrite plusieurs communautés, en général.

Cours: une rivière suit son cours, et un élève suit le cours de son professeur. Il est dit que l’on apprend en étudiant la nature, c’est peut-être pour cette raison que les connaissances suivent des cours.

Culture: la culture est connue dans l’apprentissage (avoir une culture personnelle), et aussi dans l’exploitation (cultiver un champ). Le point commun est l’organisation de connaissances, ou d’éléments matériels donnés.

Cycle: Le cycle des saisons, à priori calqué sur le soleil et la lune, rythme l’année, et joue sur le climat. De nombreux cycles permettent de faire évoluer la Nature, et les lire permet une bonne appréciation du temps, mais aussi de l’espace.

Domaine: C’est une portion de terrain que l’on a acquise, organisée et cultivée. C’est un périmètre de connaissances favorites. Le terme fonctionne de la même manière dans les deux sens.

Echelle: les cartographes ont eu besoin de construire des tours de visée avec des échelles, pour repérer de haut les points de repères sur le terrain. On dit pourtant d’une carte vue de très haut, qu’elle est à petite échelle (peut-être à cause de sa largeur ?). En tout cas, c’est une drôle de chose de se dire qu’une carte dessine la Terre vue d’en haut…

Etape: un trajet se fait dans le temps et dans l’espace, par étapes. L’étape est le pendant temporel, du mot « relais » dans la géographie de la spatiotemporalité.

Ether: l’Ether est une divinité grecque primordiale, qui a des liens avec divers éléments. Dans le domaine de l’alchimie, l’ether contient les quatre éléments : l’eau, la terre, l’air,le feu. C’est aussi un composé organique qui relie le carbone et l’oxygène, qui est utilisé sous forme liquide, et parfois n’est pas très bon pour la santé (selon les doses utilisées).

Exploiter: un domaine agricole, exploite, et pour cela organise, le milieu naturel. Une bonne organisation, qui respecte les conditions locales, perpétue le système dans son ensemble. Exploiter en structurant et en organisant est donc très bénéfique. Une bonne exploitation signifie une bonne culture, alors qu’une mauvaise exploitation est synonyme de dégradation: une mauvaise organisation va avoir pour effet de dégrader le milieu.

Par extension, le terme de culture est donc un résultat d’une exploration, visant à l’organisation : cultiver la terre, cultiver des connaissances, signifie explorer organiser un terrain (cf la signification de terrain dans la partie santé). Le temps passant et modifiant les conditions, ces explorations sont nécessairement régulières.

Faire une fleur: la patience est une fleur, et on peut dans certains cas, en offrir une. Cela signifie laisser un peu de temps, permettre de recommencer,…

Fenêtre:  Dans le bâtiment, une fenêtre ouvre sur l’extérieur, et laisse entrer la lumière. Dans les temps, une fenêtre peut se libérer: elle rassemble les conditions idéales pour agir, par exemple pour partir se promener.

Feuilles: les pages des livres sont des feuilles, et sont faites à partir de bois. Les arbres ont aussi des feuilles, et ils servent à faire du papier et des livres…

Fleuve: un fleuve est un cours d’eau qui se jette dans une mer. Cela peut être aussi dit d’un discours de grande taille, d’une pensée.

Frontière: chaque monde a ses limites, qui sont parfois matérialisées sur le terrain. Le front est la limite du crâne, qui est lui-même supporté par atlas, la première vertèbre de la colonne vertébrale. Altas soutient ainsi le monde de chaque personne, et la limite de ce monde est le front. Une frontière est relative, elle est souvent remise en question, à géographie variable. Des frontières collectives, celles de nations, peuvent concerner un grand nombre de personnes en même temps (des deux cotés de la frontière). Le milieu naturel porte beaucoup de frontières, par exemple les cours d’eau et les reliefs. La distance est elle aussi porteuse de frontières.

Foyer: un foyer est un réceptacle pour un feu. C’est aussi une unité statistique. C’est également une allégorie pour parler d’une maison.

Gabarit: modèle permettant de reproduire une mesure. Terme utilisé dans le bâtiment, dans le domaine de l’alimentation, mais aussi en médecine : permet d’évaluer les proportions d’une personne.

Germer: comme une plante, une idée peut germer. Comme pour les plantes, les idées en germe peuvent être phagocytées par d’autres.

Géobiologie: comparable au Feng shui chinois, c’est une science qui étudie les habitations, et qui est héritée de la culture païenne en Europe. Intermédiaire entre la géographie, la biologie, la géologie, et la médecine. Le principe de la géobiologie est surtout de garder un bon équilibre. Elle s’appuie fondamentalement sur la connaissance des mouvements telluriques pour interpréter des sensations que nous vivons, ainsi que les autres terriens.

Grâce: grâce est un prénom. C’est aussi un instant de plénitude, que l’on atteint lorsque l’on réalise quelque chose que l’on apprécie (état de grâce). Cela peut être une fleur que l’on fait, à quelqu’un qui a été condamné. Et pour finir, c’est quelque chose d’esthétique, qui peut apporter des instants de plénitude.

Index: l’index est le doigt qui suit les ligne d’un livre. C’est aussi le synonyme de la table des matière. Ainsi, une personne fait corps avec la connaissance lorsqu’elle étudie un livre.

Individu: en écologie, toute plante ou animal étudié de façon isolée, est un individu. Pour les hommes, ce mot est valable. Un individu peut aussi être un lac, une rivière, une montagne. Chaque individu est particulier, unique. Mais dans la réalité, un individu fait partie d’un organisme. Il existe des échanges, bénéfiques ou néfastes, entre individus de cet organisme. Cet ensemble de mouvements et d’échanges a des répercussions sur chaque territoire, et le territoire d’un individu donné peut prendre le pas ou même annihiler l’existence de territoires d’autres individus (exemple: le loup qui annihile le territoire du berger).

Interdépendance: tous les individus d’un terrain donné sont interdépendants. Chaque individu possède un territoire, mais il existe des communs, comme le sol. Celui-ci, même pour l’humain, défini la qualité organique de sa future alimentation. Certains genre d’individus peuvent être des prédateurs vis à vis d’autres, mais leur durée tient à la durée d’existence de leurs proies.

Jardin: chacun cultive son jardin. C’est un pré carré de petites choses que l’on aime connaitre et entretenir. On peut aussi cultiver un jardin pour de vrai, et les deux choses entrent dans le domaine de la sapience (une sagesse éclairée).

Latitude: zones découpées sur le plan horizontal de la planète. L’ancien mot pour latitude est « climat ». Ce mot a aussi la signification de « liberté ».

Lit: Les idées ont un lit, et c’est même péjoratif. Les rivières et les fleuves ont aussi des lits, mineurs et majeurs.

Livre: la livre fut un poids, et une monnaie (toujours en cours en Grande-Bretagne). Le livre est un objet contenant ce que certains appellent de la « nourriture pour l’esprit ». Il contient des lignes et des phrases qui exposent une situation, ou racontent une histoire.

Maison: ce mot est utilisé dans plusieurs domaines: en urbanisme/artisanat, dans le commerce, où c’est un terme familier pour désigner une société ou une entreprise, et en astrologie, où c’est une composition d’étoiles donnant accès aux signes du zodiac. C’est donc un mot qui fonctionne à plusieurs échelles.

Massif: un meuble massif est fait avec des pièces entièrement tirées d’un arbre. Un massif de montagne, comme un massif forestier, peut inspirer une oeuvre massive : peinture, livres, chants, légendes…  On peut aussi y deviner des personnages massifs, les Géants.

Matière: une matière est un substance organique. Elle est légèrement transformée par la force des éléments, par exemple le feu ou l’eau. Dans notre langue, c’est aussi une technique particulière, que l’on étudie : les maths, la grammaire. La connaissance est donc lue comme le résultat de réflexions construites (axiomes mathématiques, règles de grammaire).

Mer: une mer est une immense étendue d’eau à l’intérieur d’un continent. C’est aussi une immense étendue de perplexité.

Migration: une migration vise à modifier son territoire. Pour une personne, cela est probablement activé par sa culture, par le contenu et l’organisation de ses connaissances. La qualité de la source est à ce stade un élément prépondérant, permettant de se projeter en imagination vers un autre territoire personnel.

Milieu naturel: le milieu naturel est la zone rassemblant l’ensemble des conditions, géologiques, atmosphériques, écologiques, dans lesquelles habite l’homme.
Notre civilisation tente au maximum de se libérer de ce milieu, mais tsunamis et autres tremblements de terre, nous rappellent régulièrement sa présence.
Le milieu a aussi un connotation terrienne, puisque la sécurité n’est pas entièrement garantie. Le milieu naturel est ouvert aux intempéries, aux évènements géologiques, à la cohabitation avec la faune (dans les régions de montagne, le loup).

Monde: le monde englobe le terme de territoire, avec en plus des notions de sentiments, de parentèle, de voisinage, de saisons, de temporalité. Un monde est construit par les connaissances que l’on possède.  Une culture personnelle donnée va se projeter dans le monde réel, et se matérialiser par un territoire correspondant. Celles-ci deviendront un territoire dans le monde réel. Pour cette raison, la culture que l’on a, a des répercussions sur le territoire dans lequel on vit.

Le monde est un terme qui est aussi utilisé dans un sens général, pour englober une communauté. Cela peut donc désigner un domaine professionnel par exemple, qui construit un collectif (le monde de la santé, le monde de l’agriculture)… Il existe donc un nombre important des mondes différents, même sur notre planète.

Par ailleurs, le monde a aussi une profondeur historique qui contribue à rassurer, ou qui peut posséder des couches de traumatismes: les guerres laissent des traces dans l’éducation et sont transmises dans les mémoires. Le territoire, de son coté, a un coté écologique, qui nous rattache au mammifère que nous sommes.

Enfin, le Monde est un continuum géographique, une sorte d’enveloppe des connaissances parlant de la planète (Terre).

Par conséquent, ce terme fonctionne sur un principe de zones ou de sphères, qui s’agrandissent, et qui appartiennent à une personne. la sphère intime, la sphère familiale, la sphère professionnelle, la sphère de la nature.

Nature: on dit d’une personne qu’elle a une nature. Cette nature la relie à son monde. Elle est la partie organique d’elle même. Toutes les natures sont différentes, elles sont liées par exemple aux gabarits. La Nature est enfin ce qui nous englobe, ce au milieu de quoi nous sommes.

Océan: un océan est une étendue d’eau entre deux continents. Cela peut aussi être une immense connaissance, ou une immense perplexité (voir Mer).

Patience: fleur qui a pour synonyme une qualité. Cette fleur est proche de l’oseille.

Pays: du latin Pagus. Le pagus était une organisation très précise, qui représentait une très grande surface. D’origine païenne et gallo-romaine, la structure du pagus avait la taille d’un bassin versant, ou d’une vallée. Dans le langage familier, un paysan est nommé un ‘pagus’.

Paysage: le paysage est construit par la culture. Il y a le paysage réel, qui est le résultat d’une culture par le paysan. Il y a aussi le paysage de connaissances, qui est le résultat de notre propre culture. Le second défini probablement le premier.

Paysan: personne cultivant la terre. Le paysan est lui-même une personne cultivée et très à l’écoute des évolutions de l’état du terrain qu’il exploite. Optionnellement il organise un collectif de personnes travaillant avec lui, un cheptel d’animaux domestiques,…

Pensée: une pensée est ce qui précède une action, ou une réflexion. Elle est aussi une plante, une fleur, qui est capable de s’adapter à des configurations relativement variées.

Peuplement: En anglais : settlement. C’est une zone habitée, qui a évolué dans le temps, parfois depuis 6 ou 7000 ans. Le lieu d’origine peut se déplacer d’une dizaine ou d’une centaine de mètres, mais le nom est souvent identique. Un peuplement plonge ses racines dans la préhistoire, et aujourd’hui continue à évoluer. Il s’agit de villes ou de hameaux ayant perduré dans le temps. Le peuplement a notamment une capacité à gérer les réseaux, en proposant une cohésion avec les lieux de vie. Ces lieux de vie sont en principe alimentés de manière cohérente en ressources nécessaires, par exemple l’eau, la nourriture… Ceci est le sens premier du mot ‘écologie’. Un peuplement est aussi une plantation d’arbres, qui longtemps ont été comparés aux hommes.

Permaculture: c’est une technique très récente d’agriculture, élaborée en Australie. Elle compose entre les espèces pour permettre à celles-ci de s’auto-réguler, sans employer de substances additives. Le sol est ainsi amélioré au fil des ans, et pour ainsi dire soigné lorsqu’il ne donnait plus un bon rendement. Le rendement est important, et la taille des exploitations permet d’appliquer cette technique y compris dans les villes.

Plage: les terres se terminent par des plages. Les mers commencent par des plages. Et inversement. Le temps, lui s’organise aussi en plages.

Point de vue: c’est une belle vue, et c’est aussi une opinion. Chaque personne a un point de vue différent, et se construit un monde différent.

Porte: une porte est l’entrée d’une maison. C’est aussi l’entrée d’une ville, et l’entrée dans un édifice géologique: gorges, bassin versant.

Prairie: la prairie est d’une part un mot issu de l’écologie, qui résume un écosystème arrosée par l’eau de pluie et à priori sans réseau hydrologique important, basé sur une végétation herbacée, avec insectes, rongeurs, petite faune, et flore adaptée. C’est aussi un mot des nations d’Amérique du Nord, désignant leur espace de vie. On voit là une relation entre l’écologie et la géographie : l’habitant d’Amérique de Nord vit sur un territoire, qui est en même temps un écosystème en tant que tel. On peut donc en déduire qu’il fait partie de cet écosystème, ou encore que cet écosystème est son milieu de vie.

Puiser: un nouveau terme faisant le lien allégorique entre connaissances personnelles et monde naturel : on peut puiser dans ses connaissances, comme à la source d’une rivière. Cela demande cependant un effort. Certains préfèrent l’effort cérébral, d’autres l’effort physique, par facilité, par commodité, par capacités physiques…

Racines: les mots ont des racines. En effet, les mots ont parfois des origines géographiques éloignées, mais une utilité spécifique leur a donné la possibilité de se répandre spatialement. Chaque individu (arbre, mammifère) a aussi des racines. Dans le cas d’un mammifère, ce terme de racine est une image, qui correspond au terme de « l’arbre généalogique », construit pour dessiner la paternité et la maternité d’un individu.

Relais: c’est l’élément nécessaire à la transmission de connaissances. C’est aussi et surtout un lieu, qui fait partie du cycle « réseau-territoire-connaissances ». Il permet de diviser les distances nécessaires à transmettre des biens. Le relais assemble les notions d’énergie, de temps, et propose aussi la limite diurne/nocturne.

Rivière: une rivière a des bras, des coudes, une embouchure, elle traverse des gorges. Elle a même un lit, et elle peut en sortir, quelque fois. C’est cette qualité d’être, qui peut lui donner des droits, comme en Nouvelle-Zélande.

Saison: une saison marque un cycle temporel : les cultures reviennent par cycle, et suivent les saisons.

Spatiotemporalité: c’est l’espace et le temps. L’espace se construit à partir d’un monde, selon l’adage « le langage crée le monde », lequel s’est conçu à travers une culture, une langue, des adaptations aux évènements, des décisions. L’espace a une évolution très lente, dans le temps, et la spatiotemporalité est cette évolution. Elle est supérieure à la somme de l’histoire et de la géographie. Une ville se régénère sur elle-même en permanence, depuis parfois des millénaires. Les causes de ces réorganisations sont spatiotemporelles : des ressources peuvent y être utilisées, sur des longues périodes, et de nouvelles techniques venant d’autres villes ou d’autres régions, demandent de réorganiser régulièrement l’espace et de réadapter les méthodes. Cette instabilité apparente a en fait une régularité dans la spatiotemporalité.

Sphère: une sphère est une forme géométrique. C’est aussi un terme qui désigne aussi une zone de connaissances, que ce soit amicale, personnelle…

Semaine: groupe de 7 jours, calé sur la lune et les planètes. Un jour en latin se prononce diem, ce qui se retrouve dans la fin des mots: lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. L’autre partie du mot correspond à un astre ou une planète: la Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne, C’est donc à la fois temporel, et spatial, même si les repères sont très lointains. Ces repères sont tout à fait visuels, car on peut observer les planètes depuis la Terre depuis chez soi… (Voir wikipedia).

Temps: trois domaines sont reliés à ce mot: un lié au climat, un à l’écoulement des évènements, un à la musique. Météo, durée d’une période, rythme.  Typiquement, le temps qu’il fait influence la nature de nos actions. Un système naturel important est logé dans ce simple mot.

Terre: c’est notre sol, car nous « cultivons » la terre (bien que parfois c’est de la roche). C’est aussi un signe de propriété et parfois la projection d’une personne : un paysan cultive « sa terre ». Parfois il en hérite.

On entend aussi l’expression, « notre Terre, Mère nourricière ».

Mais c’est aussi le petit nom de notre planète. D’autres langues appellent par exemple cette planète « Earth ». Etant dans notre langue à la fois notre sol (qui nourrit), et notre planète, ce mot est une nuance de notre langage. On parle aussi de la « Mère nature », terme probablement équivalent à « PanchaMama ».

Terreau: c’est un ensemble de matières végétales, qui permettent de cultiver des plantes. Un terreau végétal est composé de matières variables, et il faut donc de bonnes connaissances pour choisir le bon terreau… Ce terme est d’ailleurs utilisé dans le domaine des connaissances : le terreau est un ensemble de petites connaissances qui permettent de cultiver un idée.

Territoire: chaque terrien a un territoire. Le terme de territoire est issu de l’écologie. Dans cette discipline, il défini la portion de l’espace dans laquelle un individu, n’importe quel animal ou végétal, peut vivre. Ceci peut être pris comme le signe de notre véritable nature, celle de mammifère, et comme le signe de notre relation avec le milieu terrestre. Le territoire est seulement une partie de notre monde personnel, lequel possède aussi un imaginaire, des sentiments, des souvenirs.

Terrien: le terrien est l’habitant de la terre. Il n’est pas seulement une personne (humaine), mais aussi toute espèce végétale ou animale.

Terroir: le terroir est un ensemble cohérent venant du milieu naturel (reliefs, végétations, hydrographie, latitude, longitude), sur lequel un peuplement a été développé. De ces données de base, la production de biens est développée (alimentation, bâtiments, vêtements,…). L’adaptation à l’influence d’autres inventions est un facteur de stabilité et de continuité temporelle de l’équilibre du terroir. Sur un même terrain, il peut y avoir plusieurs terroirs: agricole, énergétique, de communications.

Tronc: tous les étudiants ont étudié un tronc commun. Il s’agit de matières communes à tous les diplômes. Le tronc est donc encore une fois issu de l’allégorie de l’arbre pour définir des connaissances. Les connaissances sont ainsi liées au règne végétal, et ont de ce fait une forme de biomimétisme. Elles sont ainsi en regard avec la nature.

Santé – Anatomie – Géomorphologie

Administrer: en médecine, on administre un médicament ou un soin. On peut aussi administrer une zone géographique, par exemple un pays.

Alchimie: c’est un mot qui désigne la recherche de nouvelles propriétés dans les substances de base : eau – terre – air – feu, par transformation (par exemple via les alambics). Cette recherche a conduit à des connaissances en herboristerie, ainsi qu’en chimie. Le mot alchimie, en Moyen Egyptien, fait référence à la terre noire, alluviale, de l’Egypte. Par extension, ce mot désigne l’Egypte, par association des personnes avec une terre. D’autres mots viennent de la langue arabe, et sont liés à une médecine douce liée au sol : alambic, aliments…

Aliénation: il est possible d’être aliéné à un lieu. Pour causes professionnelles, pour causes relationnelles, le fait de vivre dans un endroit qui n’est pas conforme à ce que l’on veut, est un phénomène d’aliénation.

Ame: on dit qu’une maison a une âme. Le domicile est un lieu auquel on s’associe (voir la définition de « domestiquer »). Ce type de vocable appartient au champs sémantique lié au monde. C’est ce type de terme, qui fait un monde, par rapport au terroir, ou au territoire, par exemple. Ce mot vient du latin « anima« , qui a aussi donné « animal« .

Arête: l’arête du nez suit le fil du sommet du nez à sa pointe. L’arête d’une montagne suit également le fil du sommet jusqu’à une épale.

Artère: c’est au départ une partie de notre système sanguin. Ce sont les plus gros ‘conduits’. C’est aussi en urbanisme une voie de circulation. Cela permet d’amener l’idée de la vitalisation. Une artère bien irriguée, vitalise un organisme. Si elle est mal irriguée, ou encombrée, l’organisme est dévitalisé.

Articulation: le corps a des articulations (épaules, hanches, coudes). Un discours est plus audible, s’il est bien articulé. Sa rédaction demandera aussi d’organiser des phrases articulées entre elles.

Appropriation: d’aucuns s’approprient l’espace qui correspond à leur territoire. Or, cet espace reste commun, ne serait-ce que pour la faune ou la flore y existant.

Bassin: un bassin est délimité par des crêtes. C’est aussi le centre d’un corps. C’est un terme qui défini aussi une zone, sans les connotations agricoles d’un terroir. Cela concernerait plutôt de l’économie secondaire (bassin industriel, bassin touristique, bassin de vie). C’est aussi un terme apportant identité, en même temps que la localisation géographique : (Bassin Parisien).

Bouche: le cratère d’un volcan est une bouche, d’où la roche en fusion sort pour renouveler le manteau terrestre.

Cachets: en médecine, les « cachets » sont faits avec pour base de la matière calcaire, ou de la poudre de certains coquillages. Dans le monde du spectacle, les artistes touchent des cachets. Leurs spectacles sont un peu là pour soigner les gens, à titres divers: divertissements, rire, passage dans l’imaginaire,…

Circulation: le sang circule dans les ramifications du système sanguin. Les automobiles circulent dans les artères du réseau de circulation.

Crête: se dit d’une ligne de roches surplombant une, voire deux falaises.

Coeur: le coeur est un relais dans le cycle de circulation du sang des mammifères. On parle aussi du coeur d’une ville.

Corps: le corps d’un bâtiment est fait avec des éléments venant d’une carrière. Le corps humain est fait avec un tronc, avec une tête, des bras, des pieds, des jambes, choses que l’on retrouve soit dans la végétation, soit dans les travaux publics (pour les ponts), soit dans la géomorphologie ou l’hydrogéologie. Une maison peut faire corps avec un arbre. Le corps et la corporation, ont dans le monde professionnel un versant idéologique. Aux Etats-Unis, une corporation peut atteindre une taille, si elle a de nombreux membres, qui la rend aveugle aux intérêts généraux. Les corps professionnels ont parfois une tendance à avoir une influence néfaste ou à ignorer ce qui les entoure.

Coude: un bras a un coude, mais une rivière et une route aussi.

Dent: se dit d’un sommet acéré et isolé. Se dit aussi de nos incisives et de nos molaires.

Domestiquer: vient du latin « domos », la maison. Les animaux domestiques font partie de la maison, et ce sont parfois des animaux de compagnie, des animaux de bât, des animaux de trait...

Embouchure: les rivières et les fleuves se jettent dans la mer au niveau de leur embouchure.

Epaule: se dit d’une colline appuyée sur un sommet. Se dit aussi de l’articulation en haut du bras de chaque personne.

Essence: fait partie des thèmes liés aux soins alchimiques. Substance à la limite du liquide et du gazeux, contribue à soigner, à redonner la santé. Mais peut polluer l’air ambiant, si la dose est dépassée : le gaz s’évaporant peut intoxiquer.

Etat: un état de santé correspond à la qualité du terrain de son organisme. Un Etat est pour sa part une organisation administrative, qui administre un pays.

Face: une personne a bien sûr une face, son visge. Une montagne a plusieurs faces: Nord, Sud, Est, Ouest.

Famille: en biologie, la famille est le cinquième niveau de la classification classique des espèces vivantes. C’est un groupe de genres qui présentent des similitudes entre eux. Le mot famille a aussi un sens lié au foyer, qui abrite des personnes venant des mêmes géniteurs. Sur le plan de l’etymologie, le mot famille vient de « famulus« , qui veut dire « esclave domestique« .

Feu: on connait l’expression « couper le feu ». Cela correspond à une technique de magnétiseur, qui est pratiquée en parallèle des techniques de soin officielles, par exemple en accompagnement du traitement des cancers. Le feu est un des principes de l’ether, il est équivalent à des sensations de chaleur, des sensations de brûlure.

Le feu est aussi ce qui se place au centre du foyer, où est brulé du bois.

Figure: la figure de la Terre est sa forme géométrique, dont le calcul est une tâche classique en géodésie.

Flore: la flore est variable selon les régions. C’est un aspect important d’un milieu de vie, car il caractérise un ensemble de paramètres, notamment l’altitude, la longitude et la latitude. La flore intestinale est un aspect important du terrain d’un individu. Un bon équilibre de santé passe par une bonne flore. Celle-ci est soignée efficacement par les plantes.

Gorge: la gorge géologique est une analogie à la gorge anatomique. Elle fait surtout référence aux flux qui y passent.

Harmonie: une communauté vivant en harmonie régule les rapports entre les habitants, sinon entre les musiciens. Un village ou une ville qui se respecte possède une Harmonie. Cette harmonie sert à jouer des morceaux les jours de fêtes ou de célébration.

Hippocampe: c’est une partie du cerveau dans laquelle sont organisées les capacités de repérage, et de mémorisation spatiale. Cette partie est beaucoup plus développées chez les personnes utilisant peu les GPS. C’est aussi un animal marin mythologique, mi-cheval, mi-poisson. C’est enfin le nom d’une galaxie.

Horizon: l’horizon est la zone la plus lointaine ou porte le regard de chaque personne. Cet horizon est différent selon le gabarit de cette personne. L’horizon est aussi un terme qui défini un fine couche de matière construisant un sol, constituée dans un période donnée. Par là, l’horizon est utilisé dans l’espace (vue), et dans le temps (couche de matière).

Hygiène: un des grands progrès de la médecine a été l’amélioration de l’hygiène. Cela a eu de grosses répercussions au niveau de l’organisation des villes. L’organisation haussmanienne des villes a pour origine la nécessité de rendre les habitations et les rues à la « salubrité ».

Iris: l’iris est une plante à bulbe.  C’est aussi une zone du globe occulaire, qui contient la pupille.

Langage: le langage est ce qui construit le monde. On sait aussi que le langage est parfois un jargon, qui correspond à la vie d’un monde donné (le monde de la médecine a son propre jargon. Il a des mots communs avec le jargon de la géographie. On peut donc concevoir que la bonne santé est la condition d’un milieu de vie correct, et réciproquement).

Langue: un estuaire déploie des langues de sable dans les eaux maritimes. La langue permet de prononcer des mots, mais les mots sont différents selon les langues.

Lèvres: les bords du cratère d’un volcan sont des lèvres.

Liberté: selon l’adage, ma liberté se termine où commence la vôtre. Autant mentalement que physiquement, le monde que l’on conçoit s’arrête au niveau de la limite d’autres mondes, ceux des voisins.
La liberté se réajuste en permanence, avec les évolutions de son propre monde, et celles des mondes voisins. Ceci est vrai au niveau personnel, ou au niveau d’un collectif. Elle joue un grand rôle sur la santé.
La paix découle certainement de la liberté, comme définie ci-dessus. La paix universelle pourrait s’obtenir si toutes les inter-relations étaient régulées, apaisées, entre les mondes (mondes personnels, mondes collectifs, grands mondes) Cet état serait à tenir en équilibre dans la profondeur du temps.

Méridiens: terme utilisé en géographie, pour la terre, et aussi dans la médecine chinoise, pour le corps humain. La géographie a utilisé les mathématiques pour installer ses méridiens, la médecine a utilisé l’observation.

Meuble: un terrain est meuble, à savoir qu’il est souple et ‘mobile’ (au contraire de la roche, qui est plus dure à bouger ou à creuser). Un meuble garnit un appartement ou une maison, et il est aussi facile à déplacer (il fait partie du « mobilier« ).

Nom: un lieu, une personne, un massif, une rivière, portent un nom. On a besoin de nommer, pour localiser, y compris les personnes. De nombreux noms de famille sont issus d’un lieu, dont ces familles ont pu être propriétaire. Inversement, on peut attribuer à des massifs, des rivières, des plages, les qualités d’une personne, que l’on peut aimer ou ne pas aimer. Cela évoque des relations émotionnelles avec son milieu de vie. Celui-ci construit les individus.

Organisme: terme utilisé en médecine pour décrire l’ensemble du corps, avec toutes ses fonctions. Utilisé aussi en agriculture biodynamique, pour définir un terroir, dans son aspect organisationnel.

Pas: un pas se fait en mettant une pied devant l’autre, et peu d’animaux le font aussi bien que les personnes, qui utilisent leurs jambes. Un pas peut aussi séparer deux zones géologiques, deux régions. C’est aussi le plus difficile à faire pour quelqu’un qui veut aller loin (selon le proverbe chinois). C’est enfin un laps de temps, le pas de temps, qui peut tout changer dans une situation.

Personne: un personne est un individu, du genre humain, mais sans identité réellement connue. Ce terme n’a pas de connotation péjorative, il est plutôt neutre et témoigne de respect. Ce mot a un genre féminin, ce qui pour parler d’humanité est important dans la langue française.

Pied: un arbre, une montagne, une personne, une note de musique, un poème, un vers (poétique), ont un pied, ou des pieds. C’est le contact entre le sol et l’individu (arbre, montagne, mammifère, personne,…)

Prénom: le prénom d’une personne fait partie du monde qu’elle se construit. Cette notion n’existe pas dans le territoire. Pourtant, un prénom peut rapprocher de la nature, ou de l’histoire : noms de fleurs (Véronique), nom liés à l’histoire (Romain)… (voir la liste de plantes médicinales) Cela apporte peut-être de subtiles références à une personne, dans le temps ou dans l’espace. Dans les peuples indo-américains, le prénom fait directement référence au milieu naturel, avec également une dimension liée au temps et au cosmos. Le prénom est changé à 7 ans environ, lorsque l’on connait le « caractère » de la personne.

Promenade: exercice physique, et lieu à la fois.

Proportion: terme utilisé en anatomie pour évaluer le gabarit de quelqu’un. Il est utilisé également pour indiquer des mesures bien ajustées, par exemple en alchimie. Les proportions sont fondamentales pour comparer et reproduire.

Remédier: réparer, en cherchant une solution de remplacement.

Ramification: un réseau possède des ramifications : circulation veineuse, automobile, réseaux d’eau. Les rivières ont des ramifications du même genre que les arbres, qui ont des racines. Les cycles qui passe par des racines demande une transformation de la matière, alors que le cycle qui ne passe pas par des racines demande des étapes et des relais. Les arbres sont ramifiés, et cette structure rejaillit dans tous ces éléments de langage.

Région: la médecine administre des remèdes sur des régions données d’un corps. L’administration s’occupe de gérer des régions de pays.

Remède de bonne fame: remède de bonne réputation (« fame » a donné « fameux », célèbre. Voir aussi en langue anglaise le « Hall of Fame« , et simplement le mot « famous« , qui veut dire célèbre, réputé). Origine probablement exacte de l’expression de « Remède de grand-mère« . Ce dernier terme peut avoir une connotation négative, alors que le sens d’origine est inverse. Voir cette définition de « Fame » dans l’Encyclopédie Universelle de Diderot.  La réputation de certains remèdes était établie, par la sapience de certaines personnes et par la vérification du succès des soins, et elle était surtout géographique: un remède était fait avec des plantes, et en dépendance avec le  milieu où elle se trouvent. Voir Fame dans wikipedia. En espagnol, famoso veut dire fameux, connu, célèbre, de même qu’en italien.

Résilience: un sol, comme une personne peuvent être résilient. C’est le fait de se régénérer après avoir subi des traumatismes. Pour une personne, ces traumatismes peuvent être moraux, ou physiques.

Roche-Mère: en géologie, c’est la roche la plus ancienne que l’on peut trouver sur les continents. Elle affleure en Bretagne et au Sud-Est des Iles Britanniques. Ce terme est relativement peu scientifique, et pourrait être une référence au terme de Terre-Mère, de Mère-Nature, ou de Mère Nourricière, proche également du terme Pancha Mamma de la mythologie des peuples amérindiens.

Rocher: le rocher est un os du crâne, qui a un rôle important dans l’ouïe. C’est aussi bien entendu un morceau de roche.

Serpenter: une route, une rivière serpentent. Par ce mot et d’autres encore, la langue fait de nos aménagements des individus…

Simple: quelque chose de simple est facile à comprendre. Un simple en français ancien, est un médicament, composé avec des plantes. Le mot simple peut désigner une personne de manière péjorative, dans un français un peu suranné, mais aussi pour qualifier sa manière d’être, dans le français contemporain.

Sources: la source est là d’où survient l’eau, qui sort de la roche. Elle très souvent indispensable aux activités d’exploitation: agriculture, industries de transformation.
On parle aussi de sources de connaissances, ce qui désigne le document ou la personne qui nous a permis de trouver des connaissances. La connaissance est-elle donc un élément de type aquatique, fondamental pour la vie ?
…Une bonne culture provient d’une bonne source, que ce soit sur le terrain réel ou sur le terrain de ses connaissances.

Stade: lieu où l’on fait du sport. Terme médical concernant l’état de santé : « stade de convalescence ». Ancienne mesure de distance (Grèce).

Table: en géologie, une table est un plateau assez grand, environ entre 10 et 20 km². Une table est aussi un meuble.

Terrain: état général de l’organisme. Le diagnostic sert à évaluer l’état du terrain. Ce terme est utilisé dans le domaine physique, notamment pour le système digestif, mais il est pratique aussi de l’utiliser dans le domaine des connaissances. Un terrain de connaissances (le champs de compétences en font partie), donne une vision du monde qui a des conséquences directes sur l’usage que l’on en fait.

D’où l’avantage de cultiver ce terrain, pour habiter un monde en correspondance, si ce n’est en harmonie, avec soi même (soit par adaptation, soit par déplacement géographique). Il est utile également d’habiter un monde en cohérence avec les autres mondes.

Univers: on a tous un univers personnel. Par rapport au monde, un univers a une part de mystère: un univers possède des zones d’ombres, des parts d’inconnu, des distances insurmontables. L’Univers est aussi bien sûr ce qui entoure la planète.  Vu de la Terre, il nous sert pour faire les horoscopes et faire les calendriers. On doit tout de même s’y repérer.

Ventre: le parler familier et populaire attribue aux montagnes des ventres, dans lesquels on peut entrer par les grottes ou par les mines. Selon Balzac, le ventre des villes est le marché central où tout est acheminé pour nourrir la ville au quotidien (« Le Ventre de Paris »).

Ville: les hommes ont construit des villes en inventant l’agriculture, au Moyen Orient, et le lien entre ces deux zones est organique. La ville est construite également sur une symbolique, suivant des rituels, et elle produit des limites (défense des greniers, surtout en cas de mauvaises récoltes chez les voisins).

Hors de ses limites, la ville doit reconstituer à priori un lien avec la terre. Dans ce sens, l’agriculture urbaine, ou permaculture urbaine, est dans une logique très organique. Les jardins potagers collectifs ont ce rôle de lien multiple : entre les habitants, et entre la ville et sa terre. Le mot ville en français est issu du terme villae, qui est une maison en latin.

Alimentation

Apporter de l’eau au moulin: le moulin est une machine qui transforme l’énergie de l’eau en force, en passant par un mécanisme de rouages. Le proverbe « apporter de l’eau au moulin » décrit le fait de proposer des connaissances à quelqu’un, pour que les rouages de ses réflexions continuent à fonctionner. 

Assiette: en gastronomie, cela correspond à un ustensile pour manger. En géologie, en biomécanique, ce terme a une signification liée à la stabilité, à la platitude. En climatologie médicale et en kinésithérapie , l’assiette correspond à l’assise que possède une personne, notamment dans la région du bassin.

Casser la croûte: le premier homme qui a labouré le sol en a cassé la croûte… Cela a amené un cycle de culture de céréales, avec lesquelles on peut faire du pain. A chaque repas, on casse la croûte d’un bon pain.

Carences: les carences d’un sol, par une mauvaise culture répétitive, sur de longues années, peuvent apporter de mauvaises récoltes. Ces mauvaises récoltes apportent des privations, qui contribuent à déclencher des carences chez les individus. L’avantage des réseaux, est de permettre d’éviter les carences : les réseaux d’irrigation évitent les sécheresses, les réseaux de communication évitent les famines. Au pire des cas, les carences peuvent apportent des migrations, des guerres. L’oeuvre de Steinbeck « Les raisins de la colère » est l’histoire célèbre d’un cas de carence technique de culture agricole aux USA, débouchant sur une migration.

Manteau: la Terre a un manteau terrestre, qui englobe le centre de lave en fusion.

Provisions: les abeilles, à l’automne, font provisions de miel pour l’hiver. La nature a-t-elle profusion de ressources ? Ceci demande de prévoir et comprendre les cycles organiques, de connaitre son terrain.

Prendre un bain de soleil: expression liée à la technique de farniente (« ne rien faire », en italien), qui est parfois thérapeutique, comme dans la médecine climatologique (thermes), et qui demande le beau temps. Le soleil est ici un être qui vous propose un bain.

Prendre un bol d’air: expression populaire qui allie de manière métaphorique, l’hygiène personnelle, le bien être, le nourrissement, et la « qualité » d’un endroit géographiquement localisé. Il existe des lieux spécifiquement éprouvés pour cette action. Par exemple, une promenade est un lieu très indiqué pour prendre un bol d’air.

Relief: se dit au sujet des montagnes ou des collines d’un paysage. Ces reliefs peuvent se matérialiser par une table (voir Table). Se dit aussi d’un repas, dont il ne reste plus grand chose. Voir aussi Carence (ci-dessus).

Musique – Arts

Aquarelle: une aquarelle est un tableau, fait avec une technique basée sur l’eau (aqua). des pigments de couleur sont mélangés à l’eau pour obtenir une peinture appliquée sur une toile.

Bal(l)ade: morceau de musique – Promenade (Ballade).

Composer: une fleuriste compose un bouquet, un jardinier compose son jardin… Un musicien compose un morceau. Un agriculteur compose un paysage. La musicalité peut affleurer d’une composition harmonisée des éléments.

Concert: le concert des oiseaux est le symbole absolu de l’harmonie avec la nature. Un concert de batracien est un tout petit moins  populaire. Par ailleurs, une harmonie municipale peut donner des concerts pour la nature de chacun.

Harmoniser: mettre en cohérence, accorder. Le temps est présent dans le déroulement des phénomènes naturel. Les temps existent aussi en musique, et l’harmonisation passe par l’organisation des temps. En musique ou au travail, harmoniser apporte des moments de grâce.

Huile: l’huile est issue de la flore ou de la faune naturelle (lin, tournesol, baleines,…). Elle sert en cuisine, mais aussi en peinture artistique ou de bâtiment.

Le bruit du monde: le monde peut être une musique, un bruit, un vacarme. Au pire des cas, c’est le fracas. Dans ce cas là , c’est une guerre. Dans certaines régions de la planète, la musique du monde est celle que font les éléments, naturellement. Il existe ainsi des relations directes :  cette oeuvre d’art propose directement de la musique, avec le vent et les vagues.

Mesure: terme lié à l’évaluation d’une distance (espace), à l’évaluation d’un poids (matière), et à la températion d’un caractère. C’est dans ce cas le synonyme de patience. C’est enfin un temps dans le domaine de la musique.

Oeuvre: oeuvrer, dans un vieil usage, signifie travailler, surtout dans le monde rural. Le travail des ouvriers du monde rural donne naissance à des paysages. Le terme d’oeuvre existe aussi dans le monde de l’art, pour désigner une représentation artistique. Lesquelles représentations peuvent d’ailleurs être des paysages peints, ou mis en mots, ou en musique… Le paysage a des racines culturelles, et les artistes apportent le reflet de leur culture.

Pigment: la peau d’une personne est pigmentée. La peinture artistique ou de batiment, utilise les pigments de certaines roches de la Terre pour créer ses couleurs.

Sol: beaucoup de partitions en musique  sont basées sur la clé de sol. En anglais et en latin, la note sol est la lettre G. Peut-être Ge, la Terre en Egyptien ? Coté agro-écologie, le sol est aussi une base, et une clé : le sol se nourrit par le renouvellement des matières organiques, et cela garanti une bonne culture. Soigner le sol est la solution proposée aujourd’hui par  l’agro-écologie.

* Repères :

Frédéric Lenoir : Guérir le Monde

Bergerie Nationale : Dessine moi un paysage bio (Paysages et agricultures biologiques en Europe)Visualiser le film vidéo en bas de la page

Dictons : Prévoir le temps à l’aide des dictons. Mélange de notions de météo locale, de poésie, de sapience.

Les coulisses de la science : La permaculture

Encyclopédie en ligne de Diderot et d’Alembert ; Discours d’introduction : ce texte de 1751 parle de l’agriculture et de la médecine, comme des activités très proches l’une de l’autre.

Le paysage vu du point de vue des revenus: Où habitent les riches ?

Umberto Eco: les dictionnaires et les Encyclopédies (De l’arbre au Labyrinthe).

Article publié le 02/10/2014 sur le site Cheznous.coop

Ecologie

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L’écologie est un terme aujourd’hui plutôt scientifique, mais dont l’étymologie signifie ‘la science au sujet de la maison, de l’habitat‘. Et il apporte quelques réponses à des questions que la vie pose, qui sont en quelque sorte, une forme d’hygiène.
Le principe est de savoir ce que notre existence demande à notre milieu, dans des normes de confort données. Afin de tenir au mieux ces deux facteurs, il est possible de choisir des méthodes déjà éprouvées, d’en inventer de nouvelles, de s’éduquer différemment. On pourrait aussi revoir les normes de confort, mais il ne semble pas que cette direction là soit explorée en majorité. Réussir à trouver le bon équilibre entre confort et utilisation adéquate des ressources, est donc question de temps, d’expérimentations, de choix.

L’évolution se fait au fil des ans, pas à pas, et la technicité commence à déboucher sur une ingénierie d’une nouvelle génération, à la fois sur l’utilité des outils, leurs conceptions, les matériaux, avec pourquoi pas des matériaux végétaux, des sources d’énergies refondées. Le modèle économique à prévoir est à priori un modèle à grande échelle (c’est à dire que les structures sont petites, mais travaillent avec plus de personnes), et l’inventivité pourrait être utile à nouveau, de la part de tout le monde.

La technologie est utile à ce développement. A travers le web, en particulier, cette inventivité peut déjà être répercutée rapidement, par exemple dans le domaine de la permaculture. Par ailleurs, des associations peuvent retrouver des techniques ayant fait leur preuve dans le passé, par reconstitution ou par recherches patrimoniales (par exemple, l’électroculture, qui a été explorée pendant longtemps, mais n’est pas exploitée en tant que telle).

Le seuil d’une société écologique optimale, n’est pas encore réellement là. Le volume de matériel pourrait être réduit, les inventions simples, pourraient être mieux acceptées. Mais le pari est de faire accepter de réfléchir en permanence à cette question : comment vivre confortablement, sans trop inscrire ma trace dans le futur ?

Repères : 

– Blog : Electroculture

– Sur notre site : Le monde et la santé

Le web et les racines de connaissances

Internet est-il un système nerveux ? En fait, c’est plutôt un système construit avec du sable (pour la fibre optique), du cuivre, du pétrole (pour le plastique), et des métaux lourds et rares. Ce système demande beaucoup à la Terre, mais peut réussir la mutation rendue nécessaire par la croissance de notre population sur la planète. Internet permet de construire une toile, le web, qui relie nos connaissances. Tout cela est alimenté par le réseau électrique, qui plonge à la source de l’énergie de la planète, et qui se rapproche mieux de l’image d’un système nerveux de ce système technologique.

Des liens qui ont des racines

Les communautés se sont construites un peu toutes seules, dans leur propres racines, avec souvent leurs propres agrosystèmes, au temps où les communications se faisaient à pied, et de préférence à la belle saison… Ils sont des bases de vies, qui continuent à s’appuyer sur les connaissances acquises, amassées et transmises dans le temps. Le contenu des connaissances ne correspond donc qu’à un seul calendrier, même si des idées peuvent se communiquer entre les systèmes de représentation des mondes divers. Ces idées et ces connaissances peuvent être rassemblée dans ce que l’on appelle une encyclopédie, ce qui a été fait au 18 ème siècle dans notre pays, notamment par l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Si un Atlas décrit un monde, une encyclopédie va le construire. Un atlas est un état des lieux, une Encyclopédie sera un cycle avéré. L’encyclopédie s’inscrit dans la temporalité, mais l’Atlas est plutôt un document qui est dans l’espace. Mais en fait, l’Encyclopédie Universelle de Diderot et d’Alembert s’inscrit vraiment dans une vision holistique de la nature.

Encyclopédie universelle ; pour une vision holistique de monde… européen.

Le prospectus présentant l’Encyclopédie, donne sa définition du terme « Encyclopédie ». Littéralement, il s’agit d’un « enchaînement des sciences ». La profondeur temporelle de l’Encyclopédie est importante, elle veut inventorier des connaissances, ainsi que les liens entre tout, connues, et parfois légèrement développées depuis l’antiquité.

« En reduisant sous la forme de Dictionnaire tout ce qui concerne les Sciences & les Arts, il s’agissoit encore de faire sentir les secours mutuels qu’ils se prêtent; d’user de ces secours pour en rendre les principes plus sûrs & leurs conséquences plus claires ; d’indiquer les liaisons éloignées ou prochaines des êtres qui composent la Nature, & qui ont occupé les hommes ; de montrer par l’entrelacement des racines & par celui des branches, l’impossibilité de bien connoître quelques parties de ce tout, sans remonter ou descendre à beaucoup d’autres ; de former un tableau général des efforts de l’esprit humain dans tous les genres & dans tous les siecles ; de présenter ces objets avec clarté; de donner à chacun d’eux l’étendue convenable ; & de vérifier, s’il étoit possible, notre Épigraphe par notre succès : […]. »

(cf le prospectus de l’Encyclopédie, University of Chicago: ARTFL Encyclopédie Project (Spring 2013 Edition), Robert Morrissey (ed)).

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En dehors de l’aspect temporel de cette encyclopédie (depuis le passé, mais consacré à l’avenir), elle a donc un aspect spatial, car elle vise à montrer les liaisons de tous ordres, « des êtres qui composent la Nature ». Ceci est une réelle approche holistique, et c’est aussi par ce terme, qu’elle vise à l’universalité. Diderot, d’Alembert et son éditeur, ont par leur travail, déposé un état des lieux du monde, mais aussi posé les bases d’un monde. Cet aspect spatial se renforce donc à double titre, lorsque l’on réflechit aux sources de ces connaissances : 130 rédacteurs ont contribué à l’Encyclopédie. Un certain nombre sont centrés sur Paris.

Carte : Les « Encyclopédistes » (Lieux de naissance) Voir la carte en ligne

L’universalité, mais pas la programmation

Dans l’Encyclopédie Universelle, est décrite La machine chronologique (« Volume 3. » University of Chicago: ARTFL Encyclopédie Project (Spring 2013 Edition), Robert Morrissey (ed)) qui a permis de représenter l’histoire du monde chrétien. Cette machine fait penser de manière assez confondante, à un ordinateur. Aujourd’hui, notre vision du monde se fait par l’informatique, avec des ordinateurs surdéveloppés, qui prennent le pas sur la nature.

L’internet est l’équivalent de l’imprimerie. L’internet a déjà une large influence sur la planète, où il diffuse connaissances et communications, ce qui contribue à dépasser les frontières habituelles. Quelques principes importants de l’Encyclopédie sont repris dans le modèle de web, notamment le principe de renvois par mots clés, et une même idée de l’universalité, par la diffusion de connaissances. Par conséquent, le web n’est pas qu’une grande bibliothèque. C’est aussi une encyclopédie.

Nous sommes donc dans un cycle qui va amener une phase de progrés. A priori, le gros piège à éviter est de ne pas confondre l’universalité avec une programmation de la nature, que nous vivons depuis le développement des outils numériques. L’Encyclopédie de Diderot avait elle même une conception holistique du monde…

Repères :

Très humain plutôt que transhumain | Alain Damasio | TEDxParis – YouTube

* Encyclopédie, Discours d’introduction : Avant d’inspirer le web par le système de mots-clés, l’encyclopédie c’est elle même inspirée de la cartographie. Elle était imaginée comme une Mappemonde qui permet de connaitre le monde des connaissances.

* Concevoir une carte de l’inconnu : comment la cartographie et les techniques encyclopédiques se rejoignent pour concevoir l’informatique. L’informatique se conçoit beaucoup sur le concept de cartes, plans,…

 

Calendrier, horoscopes, almanachs : des documents qui nous guidèrent au quotidien

En bases de connaissances non informatiques, nous possédons, en dehors des cartes, des documents qui nous dessinent le monde dans le temps. Ces documents existent dans toutes les régions, mais sont pensés différemment, car ils sont relatifs au milieu naturel : ils sont à réadapter selon la date et le lieu. Ils servent cependant à tout le monde, pour s’adapter au milieu environnant, au fil du temps.

Les calendriers 

De par le monde, on dénombre aujourd’hui 60 calendriers, donc 35 encore utilisés, et 10 très importants (voir wikipedia). Un calendrier règle une société, avec ses dates, sur des zones d’emprises, qui correspondent souvent à la domination d’une spiritualité donnée.
C’est un document important pour une société, pour ne pas dire fondamental : il organise sa spiritualité et sa socio-temporalité; il retranscrit sa vision du monde, les jours de fêtes, et définit aussi la zone d’influence. Il est basé sur un évènement important vécu par le peuple (souvent la date de naissance de la personne incarnant la philosophie religieuse), et sur un lieu à partir duquel sont faits les calculs définissant les jours, mois et années.
Il est possible que le calendrier change, en étant remplacé par celui d’une autre vision du monde, lorsque l’organisation qui le propose, passe sous la férule d’une autre organisation devenue plus puissante.
Mais un calendrier donné peut toujours être utilisé, même s’il n’est pas officiel dans un pays. Par exemple, le calendrier Romain a perduré en Europe jusqu’au 16 è siècle.
Le calendrier que l’on a ici ne fait pas que donner les dates et les noms des saints. Il apporte aussi l’information sur les dates de la lune, et les informations sur les horaires de levers et couchers de soleil.

Horoscope – Astrologie

Un autre document voisin du calendrier, l’horoscope. L’horoscope se fait par l’astrologie, une science d’observation des astres. Il explique une relation que l’on devine, entre la carte du ciel, et nos vies. L’aspect le plus important de l’astrologie, est que l’on travaille à construire une carte du ciel, faite depuis la Terre. Le message est donc centré sur la planète, même s’il vient des étoiles.
Il est possible de remarquer que le ciel est différent tous les mois, et qu’il est différent aussi selon la région où l’on se trouve. Un thème astrologique s’appuie sur les maths (trigonométrie), mais aussi sur la localisation. Il est fondamental de faire le calcul d’un thème astrologique, selon l’endroit et la date où l’on se situe. Cela peut avoir une relation, quelqu’infime qu’elle soit, avec ce qui vit sur Terre (voir wikipedia : Thème astrologique).
Calendriers et horoscopes sont des documents que l’on manipule très souvent. Ils sont liés par diverses choses : une temporalité, une association à une région du monde, un repérage depuis la terre vers les étoiles, la lune, ou le soleil. Par ailleurs, beaucoup de ces documents sont liés par des données communes : « La Terre tourne sur elle-même en 24 heures autour de l’axe nord-sud des pôles et ce d’ouest en est » (cf wikipedia) . Explorer les calendriers et les horoscopes de toutes les régions du monde, nous apporterait peut-être une vision détaillée mais englobante, sur les mondes qui coexistent sur notre planète.

Almanach

Autre document très territorial, l’almanach. C’est le « calendrier » en arabe, mais on peut ici pratiquement parler de « guide ». Ce serait un guide du routard, mais qui traite du temps.

En fait, un almanach s’intéresse à une région donnée, et donne les séquences de ce qui arrivera dans cette région durant une année. Ce n’est pas exactement du divinitatoire, puisque les indications s’appuient sur le fait que de nombreux évènements arrivent de manière cyclique dans le temps : les saisons, les récoltes, les migrations.

Tout cela arrive tous les ans. Cependant, on peut dire que c’est de l’aléatoire, car les éléments divers font que les cycles ne se déclencheront pas forcément à des dates identiques tous les ans. L’homme a alors un rôle d’observation pour voir les évènements qui déclencheront un moment donné. Cela peut d’ailleurs être la lune, qui joue notamment sur la météo.

En ajoutant les Atlas, on s’aperçoit que le monde était assez bien connu pendant des siècles, grâce à tous ces documents. Le temps y est abordé, notion qui manque peut-être un peu à notre époque, où seule la météo justement, nous envoi au week-end prochain (avec les congés, qui sont peut-être une réflexion dans le temps et dans l’espace, puisqu’il faut prévoir à l’avance vers où on ira).

Repères :

* Le calendrier lunaire

* L’entretien avec Raphaël Poli, astrologue, sur ce site.

* L’« entretien » avec Fra Mauro, Cartographe de Moyen-Age (imaginé sur le site de l’IGN).

* BNF : Le calendrier de Marguerite d’Orléans

Logiciels et Jeux Sérieux

Les logiciels et l’informatique sont des outils avant tout très ludiques, même si parfois il faut travailler pour les faire fonctionner… Ils ont tous un rôle sur nos territoires, et certains logiciels sont même conçus pour cela. Un logiciel de géomatique, comme Qgis ou gvSIG est une logiciel de carographie numérique, mais aussi de plus en plus un véritable système d’exploitation, dans les deux sens du terme : informatique et terrain.

Ils sont faits pour faire des cartes et analyser des territoires, sous un aspect précis défini au préalable. Mais les SIG vont aussi puiser dans toutes les capacités des ordinateurs, et à ce titre, ont une dimension un peu sans fond. Aujourd’hui, on peut même les utiliser pour monter des présentations Powerpoint.

L’organisation des SIG sous licence libre, est poly-disciplinaire : le logiciel en lui-même a toutes les fonctions pour traiter les différents thèmes, que l’on peut décliner pour analyser tous les aspects d’un terroir : gestion de l’eau, déplacements, gestion des matériels immobiliers. Du point de vue d’un organisme faisant des cartes, cela donne finalement une bonne opportunité pour mutualiser leur utilisation.

Tous les programmeurs sont-ils formés aux algorithmes et à la géographie, et tous les géographes sont-ils des programmeurs ? On aurait ainsi dans la construction de leurs programmes une connaissance de l’impact de la conception de leur algorithme sur le terrain. Est-il possible de détecter si une fonction donnée construit telle portion de l’espace ? Méthodologiquement, le travail peut se concevoir : délimiter une zone, définir qui utilise quel logiciel, et quelles fonctions sont utilisées. Ensuite aller sur le terrain, et faire le constat des formes du terrain (ancienne et nouvelle). On a ainsi une lecture de l’influence des logiciels, voire même des algorithmes, sur le terrain.

Tous les logiciels jouent sur nos territoires. Ils conçoivent notre écoumène. Pour en parfaire le rôle de système d’exploitation, un vrai logiciel de géographie pourrait peut-être intégrer un module pour calculer le thème astral (les astres ont servi à fonder les villes, et influencent encore les dates des fêtes et des récoltes), le calendrier pour les échéances à tenir, un module almanach pour être informé des prochains évènements naturels (lunes, saisons, floraisons) (voir cet article sur la place de ces fonctions dans la géographie).

Le temps est important dans l’évolution des territoires, et les intégrer de manière simple est assez intéressant. Les outils de travail du web 2.0, comme le webmapping, la réalité augmentée, les agendas en ligne, les calendriers lunaires permettent, combinés ensemble, d’observer le temps et l’espace de manière assez contrôlée.

Repères :

* Agenda de Chez Nous

* Atlas de ChezNous

* Le logiciel WordPress est utilisé par Cheznous

* Wikipédia est utilisé par Cheznous pour la disposition des missions (code social).

Question pour notre Terre, mère nourricière : les dinosaures vont-ils nous manger ?…

L’un des logiciels les plus importants du web, est un navigateur, ou butineur : Mozilla.

Le nom de Mozilla fait penser à ‘Godzilla‘, qui est un monstre de série télé japonaise, incarnant un Dinosaure.

D’autres traces vues de-ci et delà, dans l’informatique, dessinent un monde de l’informatique et des logiciels, qui plongerait ses racines dans une culture littéraire, musicale, télévisuelle, ‘naturelle’, mythologique… globale.

Par exemple, ‘Firefox’. La traduction grossière de Firefox (le Renard de Feu), fait penser à une oeuvre littéraire du Moyen-Age, ‘Le Roman de Renart‘.

Firefox est aussi accompagné de Thunderbird, qui est une messagerie. Thunderbird est le nom anglais, d’une créature légendaire issue des croyances amérindiennes appelée « oiseau-tonnerre », qui évoque un faucon, et dont le thème tourne autour de la place dans une communauté, la relation aux autres, la domination, et la dépense  de ressources naturelles et de connaissances. Le faucon devient serviteur des ressources qu’on lui a enseignées ou transmises, faute de savoir se limiter . Ce nom fait peut-être aussi référence à un opéra russe (L’oiseau de feu).

On se rappelle que notre science contient elle-même ses mythes ou ses énigmes, même s’ils sont parfois assez bien expliqué. Par exemple, celui faisant référence aux dinosaures : ce sont des animaux gigantesques, qui ont quasiment disparu de la planète : ils sont morts, pour les plus massifs d’entre eux, faute de nourriture, suite à un cataclysme naturel. Celui aussi de Frankenstein, cet homme reconstruit par des moyens  artificiels mais organiques, et innarrêtable, tuant même son concepteur.

La science a-t-elle toujours fait la part du mythique et de l’utile ? La question est posée sans cesse, et à vrai dire l’objectivité dans la recherche scientifique est une question difficile à traiter. Mais commençons par revenir au Roman de Renart, que nous connaissons tous, et qui nous donne des racines plongées dans le moyen-âge.

Le roman de Renart et le paysage de connaissances

Le Roman de Renart est un livre, qui a été écrit entre 1174 et 1250, et que tout le monde connait, au moins pour en avoir entendu parler.

Il est hérité d’une oeuvre née en Inde (le  Pañchatantra), et transmise chez nous par les Arabes, en passant par le monde latin, avec les fables d’Esope. Les récits de notre Roman de Renart ont tous été écrits par des auteurs différents. Les récits sont des « branches », qui sont au nombre de 27. Le livre est donc à cet époque un arbre, c’est comme cela que les esprits les concevait (par exemple cela est cité dans l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, qui évoque l’arbre encyclopédique). On remarque d’ailleurs que l’on parle encore aujourd’hui, parfois, de ‘forêts de connaissances’. Ce roman est inspiré en partie des fables d’Esope, oeuvre de l’antiquité elle-même inspirée d’une oeuvre indienne, le Panchatantra.

Le roman de Renart a plusieurs niveaux, dans la façon et dans le propos. Il est écrit en vers, et contient 80 000 lignes. Il a été décliné en plusieurs autres versions, au fil des années, et son objectif principal était la satire sociale.

Il raconte premièrement un monde de nature, car les personnages sont tous des animaux, environ une cinquantaine.  Mais les personnages, sont en fait des allégories critiques des figures de la société de l’époque. Les histoires sont contées publiquement, ce qui permet la diffusion de certaines connaissances : la transmission depuis les personnes sachant lire vers celles ne pouvant que les écouter, se fait par relais.

Avec les informations que connaissent les auteurs (par exemple les évènements de l’époque, des personnages existants), les récits inspirant le roman de Renart sont recomposés en nouvelles histoires.

Ces histoires sont écrites, et ensuite copiées, imprimées, reliées, et elle deviennent le livre.

Les livres sont stockés dans de petits meubles, qui vont dans des bibliothèques. En comparant, on trouve une familiarité de cette structure, avec ce qui fait aujourd’hui avec les langages informatiques.

Le roman de l’informatique

 Le principe de l’algorithme a été inventé en Perse par Al-Khwârizmî, mathématicien, géographe, astrologue et astronome. Ce savant inventa (aussi) l’algèbre. Plus tard, Descartes s’autorisa l’utilisation de l’algèbre dans la géométrie, et cela énormément utilisé dans notre vision du monde, avec la cartographie projetée sur une surface plane. Aujourd’hui on a l’informatique, qui utilise d’ailleurs beaucoup le concept de carte.

On note que chaque ordinateur personnel (pc), contient son ensemble de logiciels, comme chaque meuble pourra contenir un ensemble de livres particuliers, tout en gardant à l’esprit que chaque ordinateur, comme un meuble avec des livres, peut contenir des ouvrages correspondant au propriétaire unique… Certains logiciels sont utilisés dans 80 % des ordinateurs. Comme pour les livres, les logiciels donnent naissance à une industrie de l’édition. Dans le domaine des jeux, qui ne sont pas exactement des logiciels, même s’ils s’appuient sur des algorithmes.

En informatique, le terminal le plus commun est le pc, (personal computer). L’ordinateur correspond à un meuble, contenant  des livres, dans lequel on a assemblé à la fois :

  • les ‘branches’ ou récits : les algorithmes. Les algorithmes, tous ensemble, constituent une très grande histoire, repensée par les développeurs informatiques, avec plusieurs langages. Ceci induit de repenser complètement les choses, et passe par une étape de modélisation du monde, faite par le développeur.
  • les algorithmes sont compilés : cela la structure d’ensemble d’un logiciel.
  • qui deviennent des livres : les logiciels finalisés, avec une interface utilisateur et un emballage.
  • qui utilisent des connaissances : imputées par un opérateur, c’est à dire nous-même.
  • qui permettent des analyses : ce qui est une fonction qui remplace la nôtre, celle que nous faisons avec notre cerveau dans le cas d’un livre.
  • qui sont mises en forme par les mécanismes de faction d’un document : la mise en page et la typographie, charge que nous assurons.
  • Le tout est finalement imprimé sur un écran : ce qui correspond à une imprimante à cristaux liquides.
  • Aujourd’hui l’imprimante 3D crée directement les objets, de manière comparable à de mini machines outils.

La ressemblance entre les deux organisations est que dans la culture du livre au Moyen-âge, comme  dans la culture de l’informatique aujourd’hui, le ‘livre’, ‘récit’, ou algorithme est écrit par quelqu’un, qui va proposer une structure du monde, adaptée selon les langues et les époques. L’analyse est apportée par l’utilisateur, avec les idées et les connaissances qu’il est capable d’apporter, mais ne propose pas de résultat : l’utilisateur d’un logiciel est à peu près dans un rôle comparable à la personne qui raconte publiquement une histoire du roman de Renart.

Connaissances, écriture et stockage

L’écriture du récit informatique implique pour le programmeur d’être expert dans un langage, en étant peu impliqué dans les études qui seront menées avec le logiciel. Par contre, il est chargé de modéliser son propos pour le traduire en algorithme, puis le transcrire en langage informatique.

Cela implique pour le conteur, d’être expert dans la lecture de livres, et de savoir mettre en scène un récit : l’utilisateur va devoir apprendre pour accéder à un nouveau système d’apprentissage, les ‘logiciels’, éventuellement en s’appuyant sur des livres.

Finalement, il y a deux écritures mises en écho dans le processus informatique lui-même : une écriture des logiciels, venant de la modélisation de la réalité par le programmeur, et une écriture analytique de la réalité, permettant l’utilisation des logiciels. La grande « innovation » est l’écriture en masse d’un récit informatique. Ce récit évolue profondément et très régulièrement, dans sa forme, par les évolutions des langages de programmation, notamment, tout en gardant le même propos : repenser la planète, gagner en sécurité, améliorer la vitesse de nos analyses.

Mais il reste tout un public, ne sachant ni lire ni écrire.  Il faut se rappeler que les bibliothèques et les entrepôts de données (datawarehouse) sont des bâtiments différents : ils ne contiennent pas les mêmes connaissances. Dans l’informatique, les connaissances relatives aux livres, sont plutôt de l’indexation, des résumés… le contenu des livres n’est pas toujours accessible, ce qui pourrait d’ailleurs changer. Mais il faut aussi se souvenir que l’informatique remplit de nouvelles bibliothèques, par les documents de réflexion qui sont conçus avec elle, ou par la production de manuels d’utilisateurs. Le parallèle existe également  dans les jeux (les ‘jeux de société’ / les ‘jeux vidéo’), ce qui est un certain mode d’apprentissage, mais pas exactement de culture, avec des terminaux d’un format et d’une taille comparables.

En 2013, il y avait 14 milliards d’ordinateurs, consoles de jeux, décodeurs, box internet, dans le monde. Ces ‘terminaux’ sont connectés entre eux, par le biais du réseau internet, que ce soit par la fibre, le câble téléphonique, ou les ondes. Des entrepôts de données, permettent de relayer et de stocker les informations qui circulent, dans un ‘espace informatique’ dénommé le web (« la toile »). Un entrepôt de données contient des serveurs informatiques et globalement, son organisation serait équivalente à celle d’une bibliothèque, contenant de très nombreuses étagères, mais concrètement, cela ressemble plutôt à des usines, remplies d’ordinateurs.

D’autres terminaux, de la taille d’un livre, permettent de capter ou des transmettre des informations depuis n’importe quel endroit, y compris dans la rue : ce sont les téléphones mobiles et les tablettes. Ces appareils assemblent les capacités d’un téléphone, d’un appareil photo, d’un agenda, d’un almanach, d’un plan, d’une mini-console de jeu,… et sont transportables partout. Bientôt, les objets seront connectés entre eux, à priori via le bluetooth et le wifi, et réagiront différement selon la personne. Ce sera une dichotomie encore plus nette entre l’internet, qui connecte des terminaux, et le web, qui communique des contenus.

Le problème de la construction

La durée de vie d’un terminal informatique (ordinateur, mobile phone, tablette), est à peu près de 5 ans, en moyenne. Certaines tendances font que les ordinateurs peuvent être conçus en bois.

En fait, le matériel informatique est assez lié à la matière. Donc, c’est en fait parfois assez ‘aménagé’, dans l’ensemble : les composants sont sensibles au milieu, comme l’en atteste  la présence des ventilateurs dans les machines, et la chaleur ou les orages durant les journées d’été peuvent griller un ordinateur ou faire sauter un serveur. Les composants sont en fait très nombreux, et la panne, ou la casse, de l’un d’entre eux est une probabilité assez régulière.

Une question découlant de cette fragilité, c’est la durée du temps de vie des algorithmes, des logiciels et des données. Le matériel changeant très souvent, il faut à chaque fois réinsérer des algorithmes (chargement de programmes à distance), relancer les logiciels, refaire les documents, qui sont toujours un peu renouvelés. On réapprend en permanence, et cela ne fait pas gagner de temps.

Les mises à jours de logiciels sont constamment nécessaires, et l’ensemble doit être tenu au minimum pour rester stable. Les documents ne sont parfois plus réutilisables par le mécanisme d’ensemble après quelques années. Par contre, concernant la création ou la transmission d’analyses, cela peut être quasiment instantané, et nous dépasser.

L’énergie demandée par cet automatisme, est en proportion (voir Planetoscope) : elle est équivalente à celle d’un nouveau pays (plus grand que l’Allemagne), et cela n’est pas peu dire : le web, ce fameux village global, serait de la taille d’un pays, et à partir de la fenêtre de son ordinateur (Windows), on peut aller directement quelque part dans ce village-pays (en passant par un portail, en allant à l’adresse d’un site, ou en cherchant une adresse sur un annuaire). Certains peuvent même aller sur l’ordinateur du voisin (qu’il le sache ou non). C’est le World Wild Web, ce far-west de la connaissance. Impossible de le connaitre en entier, ce village-pays… Il n’y a même pas d’unité de mesure, comment en connaitre le plan ?…

Ville, nuage et réchauffement

Entre ville, nuage, arbres et forêts, un nouveau paysage de connaissances, nous est apparu. Ce paysage de connaissances a traversé les livres et les conversations orales, pour se projeter dans les arborescences des disques durs. Les datawarehouses contiennent le web lui-même, qui est plutôt conçu comme une ‘ville’ : sites, adresses, portail, chemin, navigation, architectes de l’information, urbanistes des données…

Cette ville urbaine, champêtre, aquatique, a une organisation globale qui est assez mal connue. La présence des mots de passe dans le web, la rend aussi assez difficile à vivre. Ces mots de passe sont à la fois des accès, mais aussi des barrières, et des points d’identification. Ils sont souvent demandés, si l’on veut apporter des informations, ou en acquérir.

Une partie de ces informations liées à la navigation dans le web alimente le ‘Cloud’ (le nuage). Ce Cloud, ce sont les connaissances présentes dans le web : il se trouve qu’il contient beaucoup d’informations sur les personnes, par les réseaux sociaux, et aussi pas mal de localisations. Pour augmenter la part d’information dans le cloud, l’idée serait d’évoluer vers l’opendata : les informations publiques sont disponibles, et le but serait alors de les analyser, créant ainsi des informations. En tout cas, aujourd’hui on fait du ‘datamining’ pour repérer une information dans le nuage de l’infosystème.

Sur le terrain ‘terrestre’, on voit des entrepôts de données (datawarehouse), et la superficie de tous ces entrepôts ajoutés, est peut-être en proportion avec la superficie d’une grande ville. A priori, jamais un automatisme aussi important, en superficie et en nombre de connexions consécutives, n’a été créé sur Terre. La Poste, le téléphone, le réseau électrique, présentent déjà une organisation globale de relais, réseaux, terminaux. Mais avec l’internet et le web, l’information créée est gigantesque. On ne sait même plus compter le nombre d’informations y existant… En termes de stockage, on en est au… ‘Zettantesque’ (actuellement on compte en ZettaOctets)…. En plus du symbole de numérotation, le Zeta fait partie de l’alphabet grec, et correspond à la lettre Z. On peut espérer que cela s’arrête…

…Projection catastrophe

Notre roman de Renart reste un aspect important dans l’organisation dans notre imaginaire, et exprime un attrait pour le monde naturel qui est parfois autour de nous… Suivant Descartes, qui a amélioré les projections sur la 2D, avancé la dissection du vivant, et utilisé une physique éloignée de la matière, l’informatique a intégré et hérité peut-être involontairement, cette partie de notre culture, par inspiration et reproduction du principe des livres vers la construction des logiciels. La conséquence la plus directe aujourd’hui de cette puissance est une production de chaleur, qui va peut-être conduire à dégeler le permafrost en Sibérie.

En osant une proportion, on pourrait se demander si l’énergie utilisée par le réseau internet et par le web, est comparable à ce que donnerait la percussion d’une météorite sur la Terre ? Le cratère de Chicxulub, au Mexique, est situé dans le Yucatan, berceau de la légende du serpent à plume. La percussion de la météorite sur terre est équivalente à plusieurs milliards de fois celle de la bombe d’Hiroshima.

Le ‘cloud‘ serait-il un nuage issu de l’éruption d’un supervolcan, comme celui, localisé dans la région de l’ile de la Réunion, qui a peut-être bouleversé l’ecosystème des dinosaures (comme le Krakatoa, juste à l’Est… de l’ile de ‘Java’) ?… Il faut se rappeler que « lave » en anglais, se dit « lava », et non pas « Java », nom du langage de programmation célèbre sur le web… La lave ?… Elle se répand dans les villes et les vallées. On pourrait la voir sur des photos des villes de notre planète, de nuit.

L’allongement de la ligne de code est-il à la mesure de notre utilisation trop poussée de la planète, dont la date est repoussée tous les ans ?

La forêt disparait, au sens propre : « De 1990 à 2010, la déforestation a représenté 4 fois la superficie de l’Italie« ). Le graphite, proche du carbone, est une roche (donc non renouvelable), qui est utilisée pour la fabrication des piles et des batteries, et qui est de plus en plus consommée. Notre milieu naturel original semble être fortement engagé par ces inventions.

Le devenir des connaissances

Mais quelques animaux que nous connaissons encore aujourd’hui, comme les requins, les crocodiles, les tortues, sont pourtant des contemporains des dinosaures. Quelques plantes, comme la fougère arborescente, en sont aussi. La taille réduite des espèces que nous connaissons, leur a permis de s’adapter à l’écosystème ayant subi un cataclysme, dû soit à l’éruption d’un volcan géant, soit à l’impact d’une météorite. On dit même que les oiseaux, nos oiseaux, sont de petits dinosaures, les écailles étant devenues au fil des millions d’années,  des plumes.

Allez, allons encore un peu plus loin… Après une adaptation au milieu informatique, par une réduction de nous même, notre espèce, dans quelques millions d’années, pourrait elle même être fortement menacée par des robots… ayant la forme de dinosaures ?… D’ailleurs… ces dinosaures existent déjà, et on peut même les cajoler, pour le moment… En fait, allons jusqu’au bout : les oiseaux sont donc probablement une évolution des dinosaures. Or les oiseaux, d’après les comptages, sont en train de perdre très nettement de la population… Ce serait ainsi la deuxième extinction des dinosaures…

Notre paysage de connaissances évolue également. Le principe global est de « repenser » la planète (voir A lire Ailleurs dans les repères), ce qui finalement, demande de « doubler » celle-ci… mais attention, il n’y en a jamais qu’une seule…

L’utilité de l’informatique pour l’avenir

En faisant la part de la représentation que la science se fait du monde, et celle du confort qu’elle nous apporte, on peut se demander, parfois, si cette technologie industrielle, par une question mal résolue liée à l’utilisation la matière et de l’énergie (perte d’entropie), ne serait pas en train de nous mener assez rapidement vers une fin calquée sur celle des dinosaures, par appauvrissement, puis extinction de notre écosystème, au prix du développement de notre infosystème et de nos machines ? … Voulant nous protéger des dinausores, nous pourrions finir comme eux.

Quoiqu’il en soit, la question à résoudre vient peut-être de la modélisation, mal héritée d’un système de pensée allégorique et figuratif, qui éloigne notre pensée de la réalité, et peu à peu, nous coupe de nos réelles ressources, terrestres. On se retrouve ici à la place de l’oiseau Tonnerre, qui se retrouve dominé par des ressources qu’on lui a transmises. L’oiseau Tonnerre ne trouvera le salut, dans la légende, que lorsqu’il retrouvera le plaisir de rester à la place qui est la sienne dans l’univers.

Nous proposons ici l’idée que l’informatique est un outil de communications, et de connaissances plutôt qu’un outil d’analyse.  Ici, on est dans la connexion, la relation, et non pas la prise de distance et le discernement systématique. Les communications et les connaissances n’ont jamais été aussi grandes, et apparement, des carences disparaissent régulièrement pour l’humanité, et ce en parallèle de l’existence de la micro électronique (voir cet article : Non, le monde n’est pas en train de sombrer dans le chaos). L’informatique est ludique,  facilite l’information, et permet des communications comme jamais on n’en a connu. Le mode de vie de la mise en commun (« co- » et « share-« ) se dessine par le web (avec les « & » et les « to »), et change la géographie des modes de vie.

Le télétravail, par exemple, pourrait être une bonne pratique pour gommer les questions globales liées au trafic, qui est issu d’un urbanisme en zones avec une spatiotemporalité cadencée. La compensation entre les réseaux serait alors effective, le réseau informatique déchargeant le réseau de circulation automobile, et la spatiotemporalité serait modifiée vers un mode de vie plus local. Le schéma de l’agriculture urbaine et de permaculture pourrait se greffer là dessus, contribuant à rafraîchir les villes, à baisser la consommation d’énergie, et à animer une vie locale mieux calée sur les rythmes de la végétation, avec peu de déplacements…

Repères:

– Carte: la carte de métro des Datascientists

– A lire Ailleurs: le Paysage de l’intelligence des Machines (source)

– Tribune: Comment le Cloud change l’entreprise mais aussi le monde

– Site web: La Réalité Augmentée

– Présentation: Montpellier et la « Human Smart City« 

– Entretien: Gérard Berry : ‘L’ordinateur est complètement con

– Ressource: L’internet des objets, cinquième ressource technologique.

– Evaluation: Destruction de la planète : le 4 ème palier sur 9 franchi

– Livre: Sauver le monde, Vers une société post-capitaliste avec le pair à pair

– Article: L’humanité est-elle proche d’un effondrement systémique ?

– Reportage: Internet, la pollution cachée

– Chronique: Intelligence Artificielle, le transhumanisme est narcissique. Visons l’hyperhumanisme.

– Article: Combien faut-il de feuilles de papier pour imprimer tout internet

– Article: Le grand orchestre de la nature se tait peu à peu

Emission/livre: L’ordinateur est un organisme.

Provisions et emprunts : deux organisations spatiotemporelles

L’emprunt sur le milieu naturel

Depuis quelques temps, on est inquiet pour les thons : l’espèce du thon rouge en méditérannée est sur le point de disparaître à l’état naturel (voir ce lien illustrant ce sujet) . Heureusement, des mesures de régulation et l’arrivée de quotas permet actuellement de gérer le nombre de thon, et de conserver l’activité de la pêche.

Des navires bourrés de haute technologie, d’une valeur conséquente, doivent être amortis en ramenant leur ratio de pêche. En achetant le navire, on prend directement un crédit, sur la population de thons; le remboursement du crédit dépend du nombre de thons pêchés : acheter un équipement pour pêcher le thon, c’est prendre un emprunt sur le futur du milieu naturel.

Provisions

De petites structures, toujours dans le monde agricole, fonctionnent sur le système des provisions : il s’agit de récupérer des graines ou des matières appropriées à la culture que l’on souhaite mettre en place, permettant ainsi d’assurer la saison suivante. Pour organiser les provisions, on pratique l’épargne. On peut faire évoluer ses cultures, selon l’évolution des conditions au fil des années, repérer de nouvelles façons, et à ce titre profiter de la biodiversité. Celle-ci est alors exploitable et nécessaire pour l’équilibre sur le long terme. Cela vaut peut-être l’expression « épargner la nature »…

Des avenirs différents

Cette logique peut aller très loin, par exemple en arboriculture, où des plantations sont réalisées pour ‘l’usufruit‘, et non pas le ‘profit’, de générations plus lointaines (parfois 3 générations). Entre emprunts et usufruit, l’avenir est donc différent. Dans le cas de provisions, si les conditions naturelles sont défavorables, on peut toujours être actif pour s’adapter. On profite alors de la diversité du milieu. Dans le cas d’un crédit, il est très difficile d’évoluer sous la pression : les traites passent très vites, et sont irréversibles. Emprunt ou provision, la sémantique est très nuancée. Cependant, le milieu naturel semble directement être concerné.

Repères : 

– Organisme : CCFD Terre Solidaire

– Articles : La pêche au Thon