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Le Néron et le Soleil

 

Le Néron est une montagne du massif de la Chartreuse, qui a la forme d’un demi-ovale sortant de terre à la limite du bassin grenoblois. Sa forme peut faire penser à un sextant inversé. Cette morphologie a des conséquences sur les levers de Soleil sur sa crête tout au long de l’année, quand on l’observe depuis l’Ouest, dans la vallée de l’Isère: ils évoluent du Nord au Sud de cette crête mois après mois, du solstice d’hiver au solstice d’été.

Il a pour autre particularité d’être orienté exactement dans l’axe N/S magnétique, et d’être très proche du 45° parallèle Nord (45.23° N), donc à équidistance du Pôle Nord et de l’Equateur dans l’Hémisphère Nord.

 

 

 

 

Ici, la version longue de ce film

 

© SpatioGlobe 2016

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La Terre est en mouvement

On le sait depuis assez longtemps, la Terre tourne.

http://themindunleashed.org/2014/10/earth-looks-like-living-creature-amazing-nasa-video.html

C’est même un vertige de réaliser que tout est en mouvement, en permanence.

Vu de la Terre, si on observe les étoiles par une nuit du mois d’aout, on voit vraiment qu’elles bougent.

On se dira même peut-être qu’elles étaient là bien avant nous…

En fait, tout sur Terre est dans des cycles. Ces cycles sont liées aux nuages, à l’eau, à l’érosion, et ces cycles sont même liées aux planètes, à la lune, aux étoiles.
Cela crée même la forme de la vie sur Terre : sur d’autres planètes, les cycles auraient d’autres influences, d’autres origines, d’autres débits, d’autres puissances : d’autres forces formatrices seraient à l’oeuvre, et d’autres formes pourraient en naître.

La Terre n’est pas sensée vivre par nous. C’est plutôt nous qui avons vu notre espèce s’y développer, au fil d’une épopée dans le temps et dans l’espace, partie probablement de l’Afrique.

Nous sommes nous même des mammifères, un peu des animaux… Nous pouvons dire que nous faisons partie d’ensembles que nous pouvons nommer des biômes, où tout est en interrelation.
Actuellement, nous abîmons gravement nos biômes, quelles que soient les latitudes, pour des raisons différentes mais liées entre elles, qui correspondent à un cycle spatio-économique que nous avons souhaité mettre en place.

L’ère est à l’anthropocène: l’économie humaine sculpte la planète. La géologie, l’atmosphère, le niveau des mers, tout est mis à contribution. L’informatique représente un réseau qui relie tout le monde, et qui est capable d’analyser des nuages de données. Elle contribue elle même à construire un monde très digital. Le pôle le plus important est celui de la ville, qui d’ailleurs commence à être rejointe par la permaculture.

Un autre cycle, basé sur l’agroécologie, se met en place de manière concomittante. Il aspire au respect de ces sphères que notre planète nous donne, en organisant une exploitation adaptée. Dans ce contexte, l’utopie serait de transférer le confort matériel porté par le premier modèle, vers le deuxième, tout en respectant un peu plus les biomes dans lesquels on vit. Il s’agit donc en partie, de transférer l’ingénierie vers un autre ensemble de méthodes et concepts, afin qu’elle tienne compte des mondes qu’elle technicise.

La question pourrait se poser ainsi : est-il besoin d’aller sur les étoiles, ou vaut-il mieux les regarder, depuis la Terre, pendant très longtemps ?…

Repères :