Ecologie et biomimétisme

Le biomimétisme est une méthode, qui consiste à copier des formes ou des fonctions trouvées dans la nature, pour créer ou améliorer des outils techniques utilisés par les hommes. Par exemple, le domaine de l’aviation prend en référence la forme des oiseaux et leur façon de voler, pour concevoir les avions. La robotique s’appuie aussi beaucoup sur le biomimétisme, pour créer ses robots, dans un objectif de remplacement de nos travaux.

Il est vrai qu’en langue originale (le tchèque), le mot robot signifie esclave. En tout état de cause, le développement des robots devrait faire réduire les traces d’esclavage dans les rapports humains.

Le biomimétisme, au fond, fait que la nature nous protège. La nature est la source des progrès, la source des adaptations, la source des évolutions. Sans elle, pas de modèles, pas de sources, pas d’inspiration. Le biomimétisme est associé à la philosophie du naturalisme.

De ce point de vue, elle englobe normalement une autre science, l’écologie. Celle-ci, elle, a engendré un courant de pensée, l’écologisme, dont le thème est d’abord d’observer et de protéger la nature (contrairement au naturalisme, où la nature nous protège). Cette question est à priori datée de 50 ans en arrière environ, fondée par Arne Næss et elle impose une attitude différente, une méthode de réflexion différente. De fait, elle demande aux sociétés de développer leurs techniques de vie ou de survie, à condition de prendre garde aux écosystèmes en place.

Cependant, l’écologie des hommes n’est pas celle des autres terriens, tous les autres habitants de la planète. Chaque terrien son écologie, tout comme chaque société a la sienne.

En effet, à priori, chaque société développe sa propre organisation écologique, surtout sur le plan des réseaux. Les Romains (avec de nombreux aqueducs et les célèbres voies romaines), les Nazis (avec les autoroutes), les Etats-Unis (avec le Fordisme, donc les routes, puis l’urbanisme en zones*, et plus tard avec le Réseau Internet**), les pays européens du 19ème siècle (avec l’invention de syndicats pour la gestion de gestion des Digues et des canaux, puis puis pour la gestion des Eaux courantes et de récupération).

Lorsque l’écologisme met une pression sur la manière dont une société et ses individus conçoivent leurs avenirs, le naturalisme et le biomimétisme offrent une sorte de garantie, de sécurité, tant que les sources sont claires.

* L’urbanisme en zone de Le Corbusier a dans  ses racines une idée réalisée par Walt Disney: la ville comme terrain de fêtes d’attraction foraines: EPCOT/§16. Cette idée entre en contradiction au minimum et joue avec le rôle traditionnel d’attractivité des villes, entre autre par leur fonction originelle  de centres de fêtes religieuses et populaires.

** Le réseau internet des universités étasuniennes, dépasse en le prolongeant le réseau Arpanet de son armée, en lui attribuant un rôle de pacification, de facilitation des échanges, de connaissances réciproques développées et amplifiées. Les ordinateurs, se connectent, et contiennent une base de données de tous les signes universels (les caractères spéciaux des logiciels de traitement de texte).

La Marsographie

A un instant donné, peut-être, deux terriens auront conçu et engendré un petit être, naissant sur la planète Mars, une personne martienne. Celle-ci aura besoin de se construire sa propre… Marsographie.

Ce Martien, habitant une station autonome installée sur Mars, un genre de spaceship, fera bientôt son système de référence: enregistrement des distances, localisation des sites importants, repérage des étoiles, des satellites

Le boulot est d’ailleurs en train d’être fait en partie, Mars étant actuellement cartographié par des satellites et divers appareils de la NASA.

Le Spaceship s’agrandira peut-être, mais le petit Martien sortira-t-il en pleine nature martienne désertique, pour aller déclencher des phénomènes chimiques, afin de changer la Nature de la planète Mars, et de la rendre ainsi, peu à peu, vivable et exploitable pour l’homme ?

Cet homme ou cette femme, cette personne aura d’ailleurs peut-être bientôt des signes d’adaptation à sa nouvelle planète: le Martien ne ressemblera peut-être pas toujours  au Terrien. Peut-être deviendra-t-il même légèrement vert, comme semble le prévoir la sagesse populaire, ou alors cela arrivera-t-il simplement lors de sa première visite sur Terre … en voyant l’état dans lequel elle pourra se trouver…

Après la Marsographie (ou marséographie), viendra la Plutéographie, puis la -graphie d’autres planètes. Ces différents savoirs, attachant l’habitant à sa planète (ce sera la géographie, pour la Terre), seront à construire, et seront le moyen d’atteindre les différents buts afférents à la conquête de l’espace: gain de territoires, gain de matières premières, besoins de l’aventure, de la découverte, du développement des connaissances…

Les os et les rochers

A bien y regarder, le squelette d’un mammifère, ne se décompose jamais complètement. Certains squelettes sur cette planète, sont plus vieux que des roches volcaniques, anciennes de 2000 ans ou de 200 ans, ou que des terres d’argile.

Un mammifère laisse une trace indélébile sur la planète. Chaque individu a son squelette. Chaque individu a aussi une place dans les souvenirs de ses contemporains, ou encore mieux de ses descendants. Que ces souvenirs soient bon ou mauvais, conscients ou inconscients.

Si le squelette d’un homme ne se décompose pas en un millier d’années, quelle est la force réelle de cette espèce ? Quel est son futur ? Finalement, qui érode qui ?

L’espèce humaine est entrée dans son ère géologique (l’anthropocène), et selon les naturalistes et les climatologues, l’équilibre du milieu naturel dans son ensemble est en train d’évoluer profondément.

La part naturelle de ce changement d’équilibre est conséquente. Elle rappelle ce qui a toujours été un facteur important de la vie sur Terre: l’adaptation.

Il y a des genres qui n’ont pas pu s’adapter à des changements du milieu climatique, comme le genre des dinosaures. On retrouve toutefois aujourd’hui leurs squelettes, qui nous rappellent étrangement à leur bon souvenir.

Mais en fait, il semble que l’homme serait capable d’entrer en concurrence avec l’ensemble de son milieu d’origine, sa planète elle-même. Le lobby de la conquête de l’espace, de la mine, des autoroutes, n’hésite pas à prendre cette direction.

L’humain, le seul bipède actuellement sur Terre, semble être capable de changer volontairement le climat. Il serait capable de réduire le milieu, non pas de le dominer, mais de l’user, jusqu’à un niveau qui reste indéfini. Saura-t-il, dès aujourd’hui, s’adapter aux nouvelles conditions naturelles ?

Le virage semble être assez serré.

Piano

En Italie, on vous donne deux fois l’heure: il y aura toujours la cloche de la Maison du Peuple, puis la cloche de l’Eglise (ou vice-versa), qui sonneront successivement. L’Etat, puis l’Eglise , vous donneront l’heure ensemble, mais chacun à leur tour (ou vice-versa).

Là-bas, au delà des Alpes, les corbeaux ne sont pas tout noirs. Ils sont noirs sur le dos, et blancs sur le ventre. Ils connaissent les Alpes, les Monts de l’Oural,  l’Asie, l’Egypte.

Dans la langue italienne, le mot plan se dit « piano« .

« Piano-piano » veut dire « plan-plan« . Il y a ainsi le plan de cuisine (le piano), l’instrument de musique (le piano), le plan d’un paysage, le plan géologique, le plan d’architecture, le plan de préparation ou de réalisation d’un projet*.

Piano veut aussi dire « doucement ». C’est peut-être pour cela que les choses vont à leur rythme, parfois sur des partitions différentes… On appellera d’ailleurs cela la dolce vitta.

* ce mot abrite et illustre le principe ternaire de certains mots de racine Etrusque: il recouvrent plusieurs champs de connaissance, par analogie, ce qui permet de rassembler plusieurs univers en un seul.

L’Europe mésopotamique

Si l’on regarde les choses depuis 5000 ans en arrière, on trouve entre la Mésopotamie, l’Océan Atlantique, et la Méditerranée, le siège d’une zone aux constants allers-retours.

Cette zone a vu naître plusieurs façons d’écrire, une façon de compter, une forme d’agriculture, une religion, la religion du livre, qui a plusieurs branches, judaïque, chrétienne ou musulmane, et même vu naître la laïcité. Elle a vu naître des armées, a connu des guerres puniques, des croisades, des guerres napoléoniennes, des découpages coloniaux, des djihads.

Ce monde a vu arriver le papier inventé par les Chinois, des légumes venus des empires  Inca ou Aztèque (maïs, tabac, tomates, pommes de terre), une science et des inventions développés par les habitants de la méditerranée (almanachs, alchimie, astronomie, algorithmique, algèbres).

Cette zone correspond à une superficie proportionnelle à celles du Canada, des Etats-Unis, du Brésil, de l’Inde, de la Chine, ou de la Russie (voir carte ci-dessous), qui sont des pays, des nations. Elle contiendrait autant d’états qu’il y a d’états aux Etats-Unis, environ une cinquantaine.

http://thetruesize.com/

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Le Canada superposé à la zone Europe-Mésopotamie

En fait, elle rentre peu ou prou dans les limites du Canada actuel. La distance entre Dublin et Téhéran est la même que celle entre Vancouver et Saint-Pierre-et-Miquelon* (4800 km environ). La densité de population est bien entendu plus élevée, par rapport au Canada d’un facteur situé entre 2 et 3 fois.

Les Etats-Unis et le Canada actuels ont en partie été fondés, comme la Russie, sur des utopies axées sur l’organisation d’une vie communautaire, plus proches du partage que de la propriété privée**. Ces trois pays sont en effet constitués à partir de gros programmes de colonisation, organisés depuis les pays scandinaves et anglo-saxons, au 10 ème siècle pour la Russie, et au 17ème siècle pour les USA et le Canada.

Une Europe mésopotamique, cela donnerait : une bonne centaine de langues, 3 ou 4 religions, pas mal de fuseaux horaires, quelques alphabets…

Au delà des Alpes, nos racines sont quelque part au Moyen-Orient. La guerre est là depuis 5000 ans, des génocides ont lieu. Il y a eu des tyrans et des dictatures dans tous les pays. Mais il y a quelque chose de nous là bas, et quelque chose de là-bas ici. Par exemple, Alep est parmi les villes d’origine de notre alphabet, le A venant du nom de cette même cité.

* Saint-Pierre-et-Miquelon est culturellement canadien, et administrativement français.

 

Le sport

Le sport est une invention lente, et pour ainsi dire continue, qui a pris forme au cours du 19 ème siècle.

Jusque là, des activités ludiques comme le jeu de paume, l’escrime, la soule, la chasse, étaient dans la famille des « desports« . Ces activités étaient parfois en relation avec les entraînements militaires, mais elles étaient aussi parfois des jeux, plongeant leurs racines jusqu’aux jeux de Rome, ou d’Athènes. La lutte, les combats, les jeux de forces, étaient ainsi des activités populaires, souvent liées à des paris. La boxe fut le premier sport à être organisé, en Angleterre, pour diminuer la violence dans les rues londoniennes.

Les universités britanniques et d’Amérique du Nord, ont ensuite organisé une réflexion sur l’ensemble de ces activités, et dans le cadre d’une utopie pacifique et universelle, ont cherché à structurer des matchs.

D’autres peuples ont inspiré et nourri ces réflexions. La crosse était connue par les indiens, par exemple. De nombreux peuples ont leurs jeux traditionnels de lutte ou de jeux de force. Les universités et les colleges britanniques ou américains, ont quant à eux pour tradition de laisser une partie du temps d’enseignement aux activités physiques, et l’invention de règles, la structuration des jeux, étaient quelque chose de traditionnellement très bien vu; si ce n’est de très conseillé, par les encadrants des élèves.

Ainsi naquirent les sports: football, rugby, tennis, boxe, cricket, athlétisme ‘moderne’ pour l’Angleterre, volley-ball, basket-ball, hockey-sur-glace, base-ball, pour les Etats-Unis, håndbold pour le Danemark, ski moderne pour la Norvège.  La natation, elle, serait directement issue du monde romain. Le basket-ball et le hockey-sur-glace, au passage, ont exactement la même structure de jeu, mais sur des surfaces différentes.

La pratique de ces sports contient des références à l’armée, mais elle renvoie aussi, dans sa modernité, à d’autres références liées à la société: les sports comportent des règles qui sont censées organiser le contenu des rencontres, et partant, la société. Cette organisation porte une utopie éducative, et par là de paix universelle.

Les terrains sont limités, et le principe des stades déjà connu par grecs et romains est reconduit. Le lourd héritage des jeux gréco-romains se retrouve d’ailleurs parfois dans le monde du sport, notamment par la comparaison des joueurs avec des guerriers, voire des gladiateurs. Pourtant, le sport ne veut pas être de cette nature. Les lois de la nature sont aussi associées à la philosophie des sports, par exemple par le principe des saisons, l’acceptation  des éléments climatiques comme le vent, la pluie.

Au sein des terrains, et durant les parties de sports collectifs, des systèmes de zones se ferment et s’ouvrent, ce qui demande de l’adaptation à l’ensemble des joueurs. Les sports collectifs sont donc exigeants en repérage collectif, et le but de ce collectif n’est pas de tuer, si ce n’est en marquant des points.

Les championnats, aux origines, sont des rencontres amicales, et les clubs anglais, notamment, sont avant tout des lieux de rencontre, de sociabilisation, voire de réflexion. La géopolitique a pu avoir un rôle lors de grands championnats, et parfois, le sport a pu remplacer la guerre.

  • Repères: le sport français est à tel point différent du sport anglo-saxon, que le terme « pool », qui désigne le « groupe » d’équipes qui doivent se rencontrer dans une saison d’un championnat donné, a été traduit dans les médias par « poules » en français, qui correspondent en toutes saisons à notre emblème national, le coq.
  • Dans le même registre, le mot « record » signifie enregistrement (dans le cas d’une performance exceptionnelle).
  • Le haka, chant de guerre tribal: (le plus baby des hakas).
  • L’ultimate freesbee est un exemple de sport organisé, peu à peu, à partir d’un jeu on ne peut plus informel avec un objet de la vie quotidienne: le lancer de moules à tartes. Officiellement créé en 1970, l’Utlimate prend aujourd’hui son essor sur toute la planète, en véhiculant les valeurs du sport olympique.
  • le dernier avatar du sport est « esport« , avec e comme éléctronique. C’est le sport numérique, dont les principaux effets sont de développer concentration et sang-froid, sans atteindre l’organisme, ce qui est un défaut du sport, qui use le corps.

Conduite, aménagement, composition, saccage

Dans notre société, diverses philosophies se côtoient quant aux rapports de l’homme avec la nature.

La plus dominante est celle de la conduite, puis vient celle de l’aménagement, et enfin celle de la composition harmonique, qui eut son heure au 19ème siècle. Hors de ces philosophies, existe aussi le saccage, comportement complètement destructeur.

La conduite

La conduite applique une philosophie qui part du principe que les techniques et les connaissances des hommes doivent commander aux éléments naturels, pour rapporter des ressources et des biens aux hommes. L’évolution est alors contrôlée. C’est cette philosophie, assez implantée en Amérique du Nord, qui pousse à mettre en place des techniques et des méthodes, visant par exemple à réchauffer l’atmosphère de la planète, afin d’avoir accès plus tard aux ressources minières du Groënland, de l’Alaska, de l’Arctique, de l’Antarctique, et même de la planète Mars, de satellites, ou de météorites. Les techniques comme les chemtrails, mines, conquête spatiale, centrales nucléaires, spaceships, chimie lourde, PNL, font partie de cet attirail*.

L’aménagement

L’aménagement est une autre approche du rapport de l’homme et de la nature. La Nature est modifiée, mais le principal objectif est d’apporter du confort pendant longtemps, par exemple en garantissant la présence de ressources naturelles renouvelables. L’organisation poussée des réseaux de communication et de transit, la répartition des activités en zones, la réflexion prospectiviste, la gestion des déchets, la recherche documentaire, l’observation du terrain, font partie des outils de l’aménagement.

La composition

La composition, elle, est une approche datée en Europe, qui apporta au 19è siècle la mise en place de Parcs dans les villes ou dans les périphéries de celles-ci. Le principe est de permettre aux éléments de s’associer, afin d’apporter aux personnes des sites où ils seraient en harmonie avec eux-même. Les familistères, où les ouvriers font corps avec leur outil de travail et avec la matière première travaillée, les syndicats de gestion des rivières, les jardins familiaux, sont des éléments partie prenante de cette approche.

Les points de vue

Ces trois manières de gérer le rapport homme-nature, partent des réflexions qui viennent d’une même réalité, mais de points de vue différents. Les différences viennent entre autres des croyances et des postulats de départ. Ces croyances sont pour la conduite, plutôt basées vers la religion, et pour la composition, plutôt vers les sciences humaines. L’aménagement est quant à lui plutôt lié aux sciences dures (maths, génie civil), alors que le saccage relie le monde à rien de supportable…

La guerre, la paix, se logent aussi dans ces dispositifs, la conduite étant plutôt militaire, la composition plutôt pacifique.

L’association

Entre toutes ces postures, les objectifs ne sont pas forcément très dissemblables, car dans le fond, le but est au minimum de maintenir la situation de l’homme, quelque par sur Terre ou ailleurs, mais les résultats, à priori, le sont. Certains associent par exemple la conduite, qui domine très largement l’organisation de nos sociétés, au saccage, par exemple quand elle côtoie des situations antérieures, concernant les bases et les versions précédentes de notre humanité.

Toutefois, la conduite est une position très réfléchie, y compris vis à vis de l’avenir. Par exemple, on entend assez facilement dire dans ce cadre de réflexion, que l’avenir de l’homme est dans l’espace, dans la découverte d’autres planètes, dans la rencontre d’autres formes de vie.

Repère: Des nations premières parlent aux conductivistes. Les indiens natifs indiquent qu’ils considèrent cette partie du terrain comme faisant partie de leurs « communs ».

Article: Combien de temps durerait le voyage vers la planète Proxima B ?

Animation: Jean Giono: L’homme qui plantait des arbres.

* La conduite:  dans le genre fun : http://www.numerama.com/sciences/201926-se-cache-derriere-asgardia-premiere-nation-de-lespace.html

Les langages

Les mathématiques

Les mathématiques sont une forme de langage qui permet de décrire la réalité, à l’instar de la musique, du langage des mains, du langage écrit en toutes lettres, ou de langages graphiques (par exemple la cartographie, l’alphabet aztèque, le code de la route, ou même les panneaux d’orientation dans une gare. Ces deux derniers étant très différents d’un pays à l’autre).

Dans la famille des mathématiques grecques antiques, d’où sont issues nos mathématiques, il y a cinq écoles différentes. Ces écoles ont des rapports plus ou moins proches avec le modèle naturel, le biomimétisme. Euclide se réfère plutôt aux volumes, ce qui permet de construire des pyramides, par exemple alors que Pythagore (puis Descartes), sont dans une abstraction allant jusqu’à annuler la nature des éléments, pour appliquer une nouvelle réalité, un nouveau plan, une nouvelle nature.

Tous les langages

Ces écoles utilisent au demeurant des lettres, notamment les lettres grecques, parfois des lettres de l’alphabet, et aussi des chiffres arabes. A un niveau normal, basique, les seuls signes exclusifs aux mathématiques, sont le +, le =, le , et le ÷. A des titres divers, le -, le / sont utilisés à l’écrit, avec une signification modifiée cependant.

Les différentes approches dominants dans les mathématiques pourraient être comparées à cinq langues de la même famille, mais différentes. Ce sont aussi et surtout, des conceptions du concret qui sont différentes. Ces conceptions vont du plus abstrait (Pythagore, Descartes), au plus concret (Euclide, Goëthe): volumes, maquettes.

Le silence

En ajoutant toutes les langues de la planètes (entre 3000 et 7000), puis tous les langages informatiques (liste non décomptée), il est difficile de tirer une synthèse de ce qu’est le rapport au concret. La montagne d’informations qui inonde le web et qui occupe toutes les bibliothèques du monde, sont une tentative de montrer ce que l’on voit de ce concret. Mais en partant de tous les points de vue, si l’on accepte de se dire que la science n’est pas objective, mais subjective, la diversité des situations prend le pas sur l’universel.

Au delà des langages, certaines questions posées ne sont pas traitées. Des idées, qui n’existent pas au sein de ce débat universalisé, résonnent autour. Des indiens (Kogis), utilisent le silence en réunion, pour échanger leurs points de vues et leurs émotions. Ils nous voient comme leurs petits frères, car nous ne connaissons pas certaines questions. Par exemple, la question « Combien de temps l’homme restera-t-il sur Terre ? » n’a pas de réponse. Ou plutôt, la réponse tient en cela: « L’homme a pour destinée d’aller sur Mars et de s’expansionner dans l’Univers ». Ce qui n’est pas la réponse à la question posée.

L’Homme restera-t-il sur Terre ? Nous ne connaissons pas cette question… Pourtant, nous sommes riches d’une multitude de langages.

Lecture: Les techniques graphiques en cartographie

Wikipedia: L’histoire des mathématiques.

Openculture: L’arbre des langues

Documentaire: la révélation des Pyramides

Wikipédia: Le paradigme de la pyramide

Youtube: The map of mathematics.

CNRS: une carte des langues en France.

CV Europass

Télécharger mon CV (en anglais au format .pdf): cv-esp-europass-20170209-veler-en

Publications

Publications * :

BAKIS Henry, VIDAL Philippe & VELER Benoît (2007), « Les TIC seraient-elles en partie responsables de la baisse tendancielle des mobilités quotidiennes dans les agglomérations ? », Note de recherche, NETCOM, Vol. 21, No 3-4, pp. 407-410 ( et : halshs-00466269, , version 1, 23 Mars 2010, 16:47:01)  – Communication présentée à Digital communities à Tallinn, Meeting of the IGU Commission on Geography of the Information Society  juin.

– VELER Benoît (recherches:2001-2002),  « Le développement du réseau Internet dans la Région Rhône-Alpes », direction H. Bakis.  Publication: (2001) « A propos des sites web territoriaux », Netcom 15- N°3-4, pp. 176-180 ; plusieurs publications en ligne (dont Géorama.net)

* Voir la page du Pr. Henry Bakis

* Page de Philippe Vidal (Netcom)

Citation: Cet article du Pr. Colin Thorne (University of Nottingham) reprend la problématique, la méthode et les conclusions de mon mémoire de maîtrise, fait en 1993/1994, soit 20 années plus tard, sur la rivière Yamuna (Inde – Bangladesh). Mon mémoire de maitrise a été rédigé en anglais.